Le Palmier de Gorgier continue de faire des mécontents. Le Conseil communal de la Grande Béroche a validé il y a un mois la levée de cinq oppositions contre la dérogation accordée par le Département territorial et de l’environnement pour ériger l’œuvre d’art au large de la plage de Chez-le-Bart. Les opposants redoutaient que cette troisième version du Palmier mette en danger les baigneurs, fasse du bruit en cas de vent ou dénature le paysage. Le délai de recours auprès du Conseil d’État courait jusqu’à dimanche.
Au moins un recours
Aujourd’hui le feuilleton juridique se poursuit. Sans recours, le permis de construire aurait pu être délivré à ce stade. Mais au moins une personne a décidé de faire appel, indique lundi le Service juridique du Canton de Neuchâtel. Le Conseil d’État est désormais l’autorité compétente pour se prononcer. Il devra analyser les recours et prendre position. Une fois la décision rendue, les opposants seront une nouvelle fois au bénéfice d’un délai de recours. S’ils en font usage, le dossier atterrirait alors sur la table du Tribunal cantonal.
Une ultime péripétie
La saga du Palmier de Gorgier dure depuis 10 ans. Une première version de l’œuvre de l’artiste genevois Christian Gonzenbach était prévue à la prison de Bellevue à Gorgier. Face à la levée de boucliers, le projet avait été redimensionné et déplacé au large de Chez-le-Bart sur une île flottante. La version actuelle devrait se dresser à cinquante mètres de la rive, sans ilot. /ara









