La parcelle qui doit accueillir la zone de jeu, jouxtant les trois immeubles en construction, doit être assainie pour cause de pollution aux scories. Le coût du traitement pourrait atteindre les 200'000 francs
Devoir assainir un site pollué par une ancienne décharge, « c’est plutôt rare ». Ce sont les propos d’un employé du Service technique de la Commune de Cortaillod en réponse à notre interrogation sur une publication parue dans la Feuille officielle. La mise à l’enquête concerne le chemin du Vivier Poissine du Milieu, lieu de construction des trois immeubles du projet « Le Vivier » porté par Naef Immobilier, Previcab, la caisse de pension de Nexans, et la caisse de pension de Bieri-Grisoni. Contacté, le représentant des maîtres d’ouvrage, Patrice Pasquier, explique que les travaux de terrassement ont déterré une mauvaise surprise. Après plusieurs sondages, il s’avère que le site qui doit accueillir la zone de jeu est pollué par des scories, tels des résidus de four, des produits métalliques, des métaux lourds ou encore du carrelage. Il s’agit de déchets qui doivent être traités dans des décharges de type E, des décharges spécialisées, et qui engendrent des coûts supplémentaires. « Ils pourraient s’élever à 200'000 francs. Et nous ne sommes pas à l’abri d’autres découvertes », craint Patrice Pasquier. L’enquête publique requiert une autorisation spéciale pour abattre des arbres « qui seront tous remplacés », assure-t-il.
Grâce à un historique de photos aériennes, Patrice Pasquier explique « que la pollution a pour origine une gravière exploitée dans les années 1930. Elle a ensuite été remblayée dans les années 50 ».
Le projet « Le Vivier » à Cortaillod est devisé à 25 millions de francs. Les trois bâtiments en construction accueilleront 50 logements pour la vente et la location. Cet assainissement ne retardera pas les travaux. Le premier immeuble accueillera ses premiers habitants en juin prochain, les deux autres dès novembre 2023. /jpp









