Le dossier électronique du patient s’ouvre à tous les Neuchâtelois

Après une phase de test de près d’un an avec des patients diabétiques, la plateforme Mon dossier ...
Le dossier électronique du patient s’ouvre à tous les Neuchâtelois

Après une phase de test de près d’un an avec des patients diabétiques, la plateforme Mon dossier santé sera disponible à l’ensemble de la population dès lundi

Des stands installés dans les hôpitaux de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds proposeront un accompagnement aux citoyens qui souhaitent ouvrir un dossier électronique du patient. (Photo: Chancellerie d'Etat). Des stands installés dans les hôpitaux de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds proposeront un accompagnement aux citoyens qui souhaitent ouvrir un dossier électronique du patient. (Photo: Chancellerie d'Etat).

Le dossier électronique du patient se déploie à grande échelle dans le canton de Neuchâtel. Dès lundi, toutes les personnes qui souhaitent adhérer au projet pourront le faire par le biais de la plateforme en ligne Mon dossier santé.

Cette étape intervient après une phase de test de près d’une année menée avec plus de 150 patients diabétiques et une cinquantaine de prestataires de soins.

Pour les Neuchâtelois qui souhaitent être accompagnés dans leur démarche, deux stands seront installés dans le hall des hôpitaux de Pourtalès à Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds du lundi au vendredi. Des stands mobiles seront aussi déployés dans les cabinets médicaux, les pharmacies ou encore les centres commerciaux. Caroline Gallois-Vinãs, responsable de la cellule cybersanté de l’État de Neuchâtel :

De gauche à droite: Caroline Gallois-Vinas, responsable de la cellule cybersanaté de l'Etat de Neuchâtel et Lucie Bidlingmeyer, chargée de mission recrutement et assistance pour Mon dossier santé, dans le stand installé à l'hôpital de La Chaux-de-Fonds De gauche à droite: Caroline Gallois-Vinas, responsable de la cellule cybersanaté de l'Etat de Neuchâtel et Lucie Bidlingmeyer, chargée de mission recrutement et assistance pour Mon dossier santé, dans le stand installé à l'hôpital de La Chaux-de-Fonds

Selon les autorités, le dossier électronique du patient a pour avantage de centraliser les données médicales émanant des différents prestataires de soins, dans le but de rendre la prise en charge plus efficiente. La plateforme Mon dossier santé doit aussi permettre aux Neuchâtelois de reprendre le contrôle de leurs données. Le conseiller d’État en charge de la santé, Laurent Kurth avance ses arguments pour convaincre la population :

Les citoyens peuvent préciser avec quelle institution ils acceptent de partager leurs données. Les assureurs, l’État et les employeurs sont exclus du processus.

La sécurisation des documents mis sur la plateforme constitue aussi un enjeu crucial, à l’heure où les piratages se multiplient. Les autorités précisent que la plateforme répond à 400 critères qui ont été certifiés par un organisme indépendant. Les données, qui sont cryptées, sont hébergées en Suisse. Les garanties sont donc là selon Caroline Gallois-Vinãs, responsable de la cellule cybersanté de l’État de Neuchâtel, même si le risque zéro n’existe pas :

Plusieurs prestataires de soins ont déjà adhéré au dossier électronique du patient. Parmi eux, le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), une cinquantaine de cabinets médicaux, des EMS ou encore des pharmaciens. Le laboratoire Admed suivra d’ici la fin de l’année. Pour avoir accès à la plateforme, ces différents partenaires doivent également répondre à certains critères de sécurité informatique.

Le Canton de Neuchâtel a choisi de développer sa propre communauté, contrairement au reste de la Suisse romande qui est affilié au système Cara. Selon le conseiller d’État Laurent Kurth, le transfert des données d’un canton à l’autre est garanti et fixé dans la loi. Les soins prodigués à un Neuchâtelois qui se serait blessé à ski en Valais et qui serait soigné sur place apparaîtront donc dans son dossier. /sbe


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