Les Neuchâtelois se ruent sur le bois de cheminée

La pénurie énergétique annoncée pour cet hiver fait exploser les commandes de bois de feu dans ...
Les Neuchâtelois se ruent sur le bois de cheminée

La pénurie énergétique annoncée pour cet hiver fait exploser les commandes de bois de feu dans la région. Les professionnels de la branche appellent au calme

Le vendeurs de bois coupé croulent sous les demandes. Le vendeurs de bois coupé croulent sous les demandes.

On se croirait revenu au temps de la pandémie de Covid-19 et de la pénurie de papier toilette. La demande en bois de cheminée explose dans le canton de Neuchâtel et ailleurs en Suisse. En cause, la pénurie d’énergie annoncée cet hiver qui fait la une de l’actualité. De nombreux ménages cherchent à faire des réserves et les carnets de commandes des professionnels de la branche explosent. « Les quantités qu’on livre en ce moment sont aussi importantes que lors d'un mois octobre habituel », témoigne Bernard Voiblet, garde forestier pour les communes du Landeron, de Lignières et de la corporation de Saint-Maurice. Depuis plusieurs semaines, son téléphone n’arrête pas sonner. Ses clients habituels ont tendance à anticiper leur commande et acheter davantage que les années précédentes. De plus, des personnes qui n’avaient encore jamais commandé de bois remettent en route leur cheminée, fourneau ou poêle.

Le garde forestier Bernard Voiblet dresse un portrait de la situation:

Du jamais vu

Les entreprises privées parlent aussi d’une année exceptionnelle. Alexandre Barthel, de l’entreprise « Le temps du bois » à La vue des Alpes a déjà vendu la totalité de son stock. « Je ne veux pas faire venir du bois de l’étranger, donc ce qui est vendu est vendu », explique-t-il.

Comme le bois doit être préparé et séché, il est en général coupé deux ans avant d’être vendu, ce qui empêche d’anticiper et de s’adapter à l’évolution de la demande. Bernard Voiblet précise quant à lui que si le nombre d’acheteurs continue d’augmenter de manière exceptionnelle au fil de la saison froide, il devra contingenter les ventes et inciter les clients à ne pas commander trop à la fois pour que chacun puisse continuer d’en bénéficier.


Des prix qui flambent

Face à l’augmentation de la demande, les prix ont aussi tendance à grimper. Celui du bois vendu par les communes reste pour l’heure plutôt stable, mais celui du bois importé prend généralement l’ascenseur. Un exploitant forestier de la région précise que l’année dernière, il achetait une grume de bois, c’est-à-dire un tronc coupé et ébranché, environ 50 francs. Aujourd’hui, la même grume lui coûte environ 70 francs.


Ne pas céder à la panique

Face à cette situation, les professionnels de la branche appellent au calme. Ils temporisent et estiment que tout ce bois acheté ne sera pas utilisé cet hiver. La plupart du temps, les cheminées dans les appartements sont surtout décoratives et ne serviront pas à chauffer efficacement les différentes pièces.

Les conseils de Bernard Voiblet 

Bernard Voiblet recommande de ne pas commander plus que ses besoins habituels, de favoriser un fournisseur local et de ne pas acheter du bois dont on ne connait pas la provenance sur internet. Il conseille également de s’adresser aux communes et au canton pour plus de renseignements sur les lieux où se fournir. /ara


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