Les recherches se poursuivent sur le lac de Neuchâtel à la suite de la disparition d’un navigateur mardi soir. Parmi les forces déployées, la Société de sauvetage du Bas-Lac (SSBL) s’active. Elle a récemment investi dans un nouvel équipement pour répondre aux besoins qui évoluent en matière de sauvetage
Un navigateur est toujours porté disparu sur le lac de Neuchâtel. Parmi les forces déployées pour les recherches, huit bénévoles de la Société de sauvetage du Bas-Lac (SSBL) sont engagés depuis mardi soir. Leur groupe d’intervention compte au total 24 bénévoles alarmables 7/7j et 24/24h. Si elle n’organise pas de piquet pour ses membres, la SSBL veille toujours, en période de vacances, à avoir un équipage de minimum quatre personnes à disposition.
Un travail collaboratif
Les sauveteurs bénévoles travaillent sous l’égide de la centrale neuchâteloise d’urgence. Sur des missions « faciles », comme par exemple aller rechercher un bateau, la SSBL travaille de manière indépendante. Mais lors de recherches plus importantes, à l’image de celle qui est en cours, la SSBL se met à disposition des professionnels mobilisés. Une collaboration qui peut s’étendre jusqu’à cinq corps de métiers, comme c’est le cas actuellement, à savoir la police, les pompiers professionnels, l’armée, la Rega et eux-mêmes.
Sébastien Fahrni, président de la SSBL : « Dès le moment qu’il y a l’alarme, le premier but c’est de sauver la vie. »
Des nouvelles technologies pour plus de sécurité
Récemment, la Société de sauvetage du Bas-Lac a investi 85'000 francs dans un nouvel équipement afin de s’adapter aux besoins qui évoluent en matière de sauvetage. Lancé en octobre 2021, le projet EVO-ARENS VI a pu aboutir ce printemps. Le bateau de la SSBL, Arens VI, est donc désormais équipé de trois écrans de 16’’ qui permettent d’observer avec précision ce qu’il se passe sur et sous l’eau. Un radar de nouvelle génération permet, quant à lui, de repérer une embarcation jusqu’à une distance de 8km, selon sa taille. Le Flir, une caméra super puissante permet finalement d’identifier des embarcations à plus de 2,5 km, mais aussi une personne à l’eau jusqu’à près de 800 mètres, de jour comme de nuit.
Reportage à bord de l’Arens VI
Une évolution rendue nécessaire par des changements de pratiques
Ces évolutions étaient indispensables au vu du développement à grande vitesse des sports nautiques, selon la SSBL. En effet, le lac accueille de plus en plus de navigateurs qui ne bénéficient pas nécessairement de formation ou connaissances spécifiques. Autre évolution qui rend ces technologies essentielles, selon Sébastien Fahrni : les navigateurs sortent de plus en plus tard.
Sébastien Fahrni : « Ces éléments électroniques permettent aussi une sécurité de l’équipage supplémentaire. »
À noter que cet été les opérations de sauvetage ont augmenté d’environ 15% par rapport à une année « normale », selon Sébastien Fahrni. Un phénomène qui s’explique en partie par le beau temps et le fait que l’année dernière le lac avait été fermé pendant plusieurs jours à cause des inondations. En moyenne, la SSBL indique être sollicitée une trentaine de fois par année. /cde









