Le syndicat Unia a déposé ce mercredi en simultané dans les cantons de Neuchâtel, Vaud, Genève et Valais quatre dossiers de demande en conciliation auprès des Prud’hommes. L’objectif est de pouvoir s’appuyer sur des décisions de justice lors des négociations
Le conflit qui oppose Smood à ses employés prend une tournure judiciaire. Unia a déposé ce mercredi en simultané dans les cantons de Neuchâtel, Vaud, Genève et Valais, quatre dossiers de demande en conciliation auprès des Prud’hommes. Leurs prétentions cumulées se montent à environ 125’000 francs et portent entre autres sur des heures de travail et des frais non rémunérés. Le personnel et Unia comptent sur ces procédures judiciaires et sur leur décision pour montrer la légitimité de leurs revendications et forcer l’entreprise de livraison de repas à entrer en matière pour une solution globale.
David Taillard, responsable du secteur tertiaire à Unia Neuchâtel
Le syndicat Unia espère une décision des Prud’hommes dans les prochains mois. Contactée, Smood indique qu’elle n’a « fait l’objet d’aucune information ou convocation de la part des autorités concernées ». L’entreprise ne fait donc pour l’heure pas de commentaire. Elle indique toutefois regretter « l’attitude d’Unia qui au lieu de s’inscrire dans une démarche constructive, a préféré rompre le dialogue proposé par Smood ».
Le conflit qui oppose l’entreprise de livraison de repas à ses employés avait débuté en novembre. Des livreurs à travers toute la Suisse romande s’étaient mis en grève, dénonçant des problèmes de planification et de rémunération des employés. Des accusations que Smood avait contestées. /rgi









