Smood conteste les accusations d’Unia

Alors que le mouvement de grève initié par des livreurs à Yverdon et Neuchâtel se propage dans ...
Smood conteste les accusations d’Unia

Alors que le mouvement de grève initié par des livreurs à Yverdon et Neuchâtel se propage dans d’autres villes romandes, le service de livraison rejette les allégations de problèmes de planification et rémunération. Il assure travailler sur une CCT avec Syndicom depuis un an

Le service de livraison Smood rejette les accusations d'Unia en bloc. (Photo: capture d'écran) Le service de livraison Smood rejette les accusations d'Unia en bloc. (Photo: capture d'écran)

La grève continue chez Smood. Des employés du service de livraison à Sion et Martigny rejoignent le mouvement entamé au bord du lac de Neuchâtel. La semaine passée, plusieurs coursiers basés à Yverdon et Neuchâtel ont débrayé pour dénoncer leurs conditions de travail. Ils ont été suivis par leurs homologues de Nyon ce lundi. Ces derniers réclament notamment « le paiement correct des heures de travail, de leurs frais et de leurs vacances, d’être payé en cas de maladie, ainsi que des améliorations dans la planification du travail ».

Du côté de Smood, on rejette ces accusations en bloc. Contactée, la direction assure qu’elle travaille depuis près d'un an à l'élaboration d'un cadre contractuel général pour l'ensemble de son personnel de livraison. Ces tractations menées avec Syndicom sont censées aboutir sous la forme d'une convention collective de travail. La direction garantit que l'accord inclura les sujets abordés à Yverdon, Neuchâtel et Nyon. Une fois le document signé, l'entreprise avance qu'elle sera : « la première plateforme suisse de livraison de produits alimentaires à se munir d'une CCT pour réglementer le secteur de la livraison et protéger les conditions de travail des chauffeurs dans toute la Suisse. »


Smood conteste les allégations

Concernant les principaux griefs portés par Unia Neuchâtel soit : le paiement correct des heures de travail et une répartition équitable des pourboires et des vacances, la fin des pénalités abusives, l’indemnisation des frais de travail ou encore le non-respect du salaire minimum neuchâtelois, soit 25 francs de l’heure, Smood les conteste vivement. Le service de livraison rétorque que les questions liées au travail seront traitées dans le cadre de la collaboration réalisée avec Syndicom.


Planification en cause

Le nouvel outil de planification du travail utilisé par l’entreprise est aussi mis en cause. Les employés dénoncent un système de travail sur appel qui ne serait pas légal. Pour Smood, on admet avoir changé l'outil de planification, mais l’entreprise affirme que le système reste le même tout comme les conditions de travail. Smood se dit ouvert au dialogue avec les livreurs pour les accompagner dans ce changement.

Enfin, l’entreprise assure ne pas avoir été perturbée dans ses affaires. Selon la réponse donnée « étant le nombre extrêmement réduit de livreurs qui ont participé à cet événement organisé par Unia. Les opérations se sont poursuivies et se poursuivent normalement ». /jha


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