L’enquête conjoncturelle de printemps de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie va à contre-courant. Malgré la pandémie de Covid-19 suivie de la crise ukrainienne, 37% des entreprises interrogées anticipent une meilleure année que 2021
Tout juste sortis d’une crise sanitaire mondiale qui a duré deux ans, le canton de Neuchâtel et ses entreprises doivent désormais composer avec le conflit ukrainien. Mais alors que la situation économique est tendue avec une nette hausse des prix des matières premières, l’inflation ainsi que des difficultés à trouver du personnel qualifié, les entreprises neuchâteloises sont optimistes pour l’année 2022. C’est le résultat de l’enquête conjoncturelle de printemps de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie.
Année 2021 positive
Selon la CNCI, 53% des entreprises interrogées ont vu leur chiffre d’affaires augmenter l’an passé par rapport à 2020. Cette embellie est à chercher surtout du côté des mesures prises par la Confédération et le Canton de Neuchâtel. Grâce aux aides, les entreprises ont pu directement profiter de la reprise économique. Cette relance rapide et soudaine alors que la Suisse se trouvait en pleine pandémie de Covid-19 en a d’ailleurs surpris plus d’un. Mais alors qu’une crise en a remplacé une autre, 37% anticipent déjà une meilleure année pour 2022.
Le directeur de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l'industrie, Florian Németi
Pour l’instant, le conflit ukrainien n’a pas trop pesé sur l’économie neuchâteloise qui a vu son taux de chômage s’établir à 3% en avril, soit une baisse de 0,2 point. Mais le coût des matières premières qui a pris l’ascenseur reste toutefois préoccupant pour les entreprises à hauteur de 65% des sondés.
Optimisme à tempérer
En conclusion, si les chiffres de l’enquête sont globalement positifs, la CNCI s’attend toutefois à une dégradation du marché et des répercussions plus fortes du conflit ukrainien. A savoir tout de même que cette enquête de printemps a été réalisée entre le 9 mars et le 14 avril alors que l’invasion russe avait déjà commencé ce qui tempère ces inquiétudes. /jha-comm









