Téléphone mobile: cadastre à mettre en place

Les députés neuchâtelois ont accepté de mettre en place un système de surveillance et d’information ...
Téléphone mobile: cadastre à mettre en place

Les députés neuchâtelois ont accepté de mettre en place un système de surveillance et d’information à disposition de la population sur le développement du réseau d’antennes de téléphonie mobile dans le canton. Ils ont approuvé une motion de la Verte Brigitte Neuhaus

Les députés ont accepté une motion de la Verte Brigitte Neuhaus. (Photo libre de droits). Les députés ont accepté une motion de la Verte Brigitte Neuhaus. (Photo libre de droits).

Le Conseil d'Etat devra mettre en place un cadastre des antennes de téléphonie autorisées et activées, de même que le statut du contrôle après leur installation. « Cela permettra d'assurer plus de transparence et de donner plus confiance à la population car l'information actuelle est lacunaire », a déclaré Brigitte Neuhaus.

Selon la députée, 120 antennes ont été installées ces dernières années, dont une centaine n'a pas été contrôlée une année après leur installation. Le conseiller d'Etat Laurent Favre lui a répondu que des contrôles sont réalisés et que les demandes de correction sont réalisées dans les heures ou jours qui suivent.

« Depuis deux ans, le canton ne pratique plus les cas bagatelle (procédures simplifiées) et toutes les antennes nécessitent un permis de construire », a expliqué le conseiller d'Etat. « Cela permet de dissiper les craintes de la population et de donner les informations utiles » lors de la mise à l'enquête.

Exemple tessinois

Laurent Favre a rappelé que l’Office fédéral de la communication (OFCOM) tient une carte avec l’ensemble des installations de téléphonie mobile. Selon lui, un cadastre cantonal n’apporterait pas de plus-value et nécessiterait des ressources importantes.

Les députés ne l'ont pas suivi et ont accepté par 50 oui, 36 non et 9 abstentions la motion. Le texte demande qu'un cadastre soit développé, à l’instar de ce qui est fait au Tessin

Ce cadastre devra informer sur le nom de l’opérateur, la puissance et les axes de rayonnement des antennes, ainsi que les fréquences et la technologie utilisées (3G, 4G, 5G, etc.), si la fonction adaptative est activée ou non et, le cas échéant, si un facteur de correction est appliqué. Il indiquera également les valeurs calculées puis mesurées dans les locaux à utilisation sensible.

Ces mesures de contrôle réalisées par des experts certifiés indépendants devront obligatoirement être réalisées dans les six mois qui suivent l’installation ou la modification d’une antenne./ATS


 

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