Si la saison est bonne, elles pourraient produire entre sept et dix tonnes de miel. Avec ses 250 ruches et les millions d’abeilles qui y travaillent, c’est le volume qu’espère récolter Christophe Bachmann. Le Vaudruzien est le seul apiculteur professionnel du canton de Neuchâtel.
Pour l’instant, les ruches qu’il a visitées sur le Littoral se portent plutôt bien en ce début de printemps. Sur la Plaine de l’Areuse par exemple, les abeilles s’affairent à renforcer la ruche et c’est seulement mi-mai que l’apiculteur pourra récolter les premiers miels.
Un peu plus haut, dans le Val-de-Ruz, les premières récoltes de miel se feront encore plus tardivement. Dans la région de Boudevilliers, les colonies « se portent plutôt bien, même si comme chaque année il faut parfois leur donner un petit coup de main ». Ce coup de main, Christophe Bachmann le donne en resserrant les colonies ou en ajoutant des cadres avec des abeilles et du couvain dans certaines ruches affaiblies.
Tout le miel est produit en « bio ». Pour y parvenir, Christophe Bachmann place les ruches de manière stratégique afin que les abeilles soient entourées de cultures biologiques dans un rayon de trois kilomètres. De plus, l’apiculteur rappelle que les arbres butinés par les abeilles, comme les érables, tilleuls, aubépines et autres sapins ne sont pas traités.
La récolte sera-t-elle bonne ? « Tout dépend de la météo » tempère le professionnel. Et à quoi ressemblera l’été ? « Je vis au jour le jour, comme mes abeilles ». /aju










