Cour pénale : peine aggravée pour un beau-père coupable de viol

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Cour pénale : peine aggravée pour un beau-père coupable de viol

L'homme d'une soixantaine d'années a été condamné par la Cour pénale du canton de Neuchâtel à quatre ans de prison. Il avait écopé de 30 mois dont neuf ferme en première instance

La Cour pénale, qui siège au Château de Neuchâtel, a condamné l'homme reconnu coupable de viol à quatre ans de prison.  (Image d'archives). La Cour pénale, qui siège au Château de Neuchâtel, a condamné l'homme reconnu coupable de viol à quatre ans de prison.  (Image d'archives).

La Cour pénale du canton de Neuchâtel se montre plus sévère à l’égard d’un violeur. Elle a condamné mercredi un homme d’une soixantaine d’années à quatre ans de prison ferme. La Cour l’a reconnu coupable de viol sur sa belle-fille, mineure au moment des faits. Il avait écopé de deux ans et demi de prison dont neuf mois ferme en première instance.


La victime n'était pas consentante

Comme en première instance, le prévenu a reconnu la majorité des actes qui lui sont reprochés. En revanche, il estime que c’est sa belle-fille qui le « cherchait » et qu’il n’a pas réussi à résister à ses ardeurs. Et c’était là l’un des enjeux de ce procès. L’homme a-t-il oui ou non usé de la contrainte pour commettre ses deux viols et plusieurs attouchements sexuels. Pour la Cour, la réponse est oui. Même si la jeune-fille ne l’a pas verbalisé, elle n’était pas consentante. Le prévenu n’a pas fait preuve de violence physique mais il a exercé une contrainte d’ordre morale de part son autorité quasi paternelle. Pour la Cour, la jeune fille était prise au piège : elle ne pouvait pas révéler les faits à sa mère et perdre son estime en étant, en quelque sorte, devenue « sa rivale ». Elle avait aussi peur de faire exploser le cocon familial. La victime avait également peur de perdre l’amour de cet homme qui avait pratiquement remplacé son père biologique.


La belle-fille a « allumé »  son beau-père selon la défense

Durant toute sa plaidoirie, l’avocat de la défense a tenté de démontrer que la plaignante avait un rapport particulier à la sexualité. Elle avait envoyé des photos d’elle dénudée à des jeunes de son âge. Il a également insisté sur la relation très forte que son client avait avec la plaignante : rien à voir avec la peur bleue que la victime disait avoir de son beau-père. L'avocat avait suggéré une peine de six mois de prison avec sursis.


Une plaidoirie d'un autre temps

Pour le procureur, la plaidoirie de la défense émane d’un autre temps. Ce n’est pas parce que cette jeune fille a envoyé des photos d’elle dénudée à des gens de son âge qu’elle était d’accord d’avoir des relations avec un sexagénaire. Pour le Ministère public, la victime était dans un tel état de sidération qu’elle n’a pas réussi à verbaliser son refus. Il avait requis quatre ans de prison.

Les parties ont 30 jours recourir au Tribunal fédéral. /sma


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