Déjà 100 jours au Château pour Crystel Graf et Florence Nater

Les deux nouvelles conseillères d’Etat neuchâteloises ont dressé un premier bilan de leurs ...
Déjà 100 jours au Château pour Crystel Graf et Florence Nater

Les deux nouvelles conseillères d’État neuchâteloises ont dressé un premier bilan de leurs trois premiers mois de travail ce vendredi. Au chapitre des satisfactions, l’intégration facilitée au sein de leur département

Crystel Graf, conseillère d'État PLR (à gauche), et Florence Nater, conseillère d'État socialiste (à droite). Crystel Graf, conseillère d'État PLR (à gauche), et Florence Nater, conseillère d'État socialiste (à droite).

Florence Nater et Crystel Graf, élues au Conseil d'État neuchâtelois ce printemps, ont fait vendredi le bilan après 100 jours à l'exécutif. Les deux nouvelles et seules femmes du gouvernement partagent notamment une vision commune dans les mesures à mettre en place pour permettre d'articuler vie professionnelle et familiale.

Les deux conseillères d'État ont choisi un lieu hautement symbolique pour faire leur bilan : le restaurant Les Bains des Dames, à Neuchâtel. Elles l’ont choisi pour son nom et avec un clin d’œil à sa fonction historique, ainsi que pour témoigner leur soutien aux établissements publics malmenés par la crise sanitaire. « Et pour dire qu'après 100 jours, on est dans le bain », ont-elles déclaré.

La conseillère d'Etat Crystel Graf a été notamment surprise par l'agenda :

« J'ai eu huit jours ouvrables pour changer de métier. Il y a eu le choc du changement, mais heureusement je suis entourée d'équipes incroyables », a déclaré Crystel Graf, cheffe du Département de la formation, de la digitalisation et des sports. La conseillère d'État a dû se faire aider dès les premiers instants, car « le premier jour, je n'ai pas réussi à ouvrir la porte de mon bureau », s'est-elle amusée à raconter.

Florence Nater, cheffe du Département de l’emploi et de la cohésion sociale, a aussi relevé l'intensité de sa nouvelle fonction et sa volonté de poursuivre dans la continuité. « On co-construit avec les équipes, même si c'est la cheffe du département qui donne la ligne ».

Par rapport au changement de majorité au Conseil d'État, la socialiste n'a pas eu l'impression de devoir faire « le grand écart » avec ses convictions. « Il y a aussi une configuration nouvelle au Grand Conseil avec une majorité de femmes et beaucoup de nouveaux élus, qui peuvent donner des majorités très différentes selon les objets », a ajouté Florence Nater. La socialiste s'est aussi retrouvée à devoir traiter certains dossiers qu'elle avait elle-même portée quand elle était députée.

La socialiste Florence Nater s'est retrouvée à traiter certains dossiers dont elle était la première signataire:

Crystel Graf (PLR) et Florence Nater partagent une vision commune et qui s’est immédiatement imposée au carrefour de leurs deux départements : l’importance des mesures d’articulation de la vie professionnelle et familiale. Elles vont collaborer afin d’assurer que l’accueil pré- et parascolaire, ainsi que la mise en place du programme MAÉ (journée continue à l’école), soient autant de mesures nécessaires à une bonne insertion professionnelle des parents, en particulier des mères.


Lycées : pas de passe sanitaire

Les deux nouvelles venues veulent aussi favoriser le développement d'une version plus inclusive de la société, de manière à permettre à chacun d’apporter sa contribution spécifique à la vie citoyenne. « Cette inclusion doit être le cas au niveau scolaire et éviter de mettre certains enfants dans des classes spéciales », a ajouté Crystel Graf.

Dans son département, Florence Nater va veiller à assurer l’inclusion de tous les adultes, quel que soit leur genre, leur origine ainsi que leur état de santé physique ou psychique.

Entrées en fonction durant la pandémie, les nouvelles conseillères d'État n'ont pour autant pas la boule à ventre à cause de la crise sanitaire. En lien avec l'annonce de l'obligation d'un certificat Covid, qui sera introduit à l'Université de Neuchâtel, Crystel Graf a déclaré qu'il « n'est pas question de passe sanitaire dans les lycées ».

Malgré la crise, « la situation économique reste favorable, mais que va-t-il se passer quand les aides financières vont s'arrêter », s'est interrogée Florence Nater. Par rapport à l'impact de la pandémie sur les finances publiques, les deux conseillères d'État renvoient à la présentation du budget qui aura lieu fin septembre.

Le programme de législature sera présenté en principe en février 2022. /ATS-tbu-jha


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