Réduction de peine en appel pour un agresseur

L’individu a comparu mercredi devant la Cour pénale à Neuchâtel. Il avait été condamné en 2020 ...
Réduction de peine en appel pour un agresseur

L’individu a comparu mercredi devant la Cour pénale à Neuchâtel. Il avait été condamné en 2020 pour avoir brisé le crâne d’un autre homme à coups de barre de fer. Son appel a été partiellement admis et il écope de 14 mois de prison avec sursis

La justice n'a pas voulu prendre en compte les prétendus troubles psychiques de la victime. (Photo libre de droits : illustration). La justice n'a pas voulu prendre en compte les prétendus troubles psychiques de la victime. (Photo libre de droits : illustration).

Un agresseur voit sa peine très légèrement réduite en appel. En 2020, l’homme avait été condamné par le Tribunal du Littoral et du Val-de-Travers pour des lésions corporelles graves. Il avait alors écopé de 18 mois de prison avec un sursis de deux ans et de 115 jours-amende avec sursis. Il devait en outre verser 8000 francs d’indemnité à la partie plaignante pour tort moral.

La Cour pénale de Neuchâtel a partiellement admis l’appel du prévenu ce mercredi. Les juges ont estimé qu’il a bien tenté de blesser gravement le plaignant, mais que sa tentative ne s’est pas concrétisée. La Cour a ainsi légèrement réduit la peine à 14 mois de prison avec sursis. L’indemnité a également été revue et fixée à 6000 francs.


Affaire d'honneur

L’agression s’est produite en décembre 2017 à Colombier. Le prévenu, alors accompagné de son fils qui devait faire diversion, a tendu une embuscade au plaignant avant de l’attaquer à coups de barre de fer. Il l’a frappé de son arme à la tête et sur le corps de manière répétée, lui occasionnant de sévères blessures : fracture du crâne, fracture du nez et plusieurs hématomes.

Le prévenu a admis les faits et a exprimé ses regrets à plusieurs reprises durant l’audience. Il s’est toutefois justifié en accusant le plaignant d’un comportement violent et inapproprié envers ses filles. Il aurait notamment mis enceinte la plus jeune, la forçant ensuite à avorter. Les actes de l’accusé étaient donc motivés par sa volonté de protéger ses filles et de défendre son honneur.


Des lésions corporelles graves ou simples ?

Dans sa plaidoirie, l’avocat du prévenu a contesté les lésions corporelles graves retenues en première instance. Il a souligné que le plaignant n’a finalement subi que 72 heures d’hospitalisation, sans aucune complication de santé postérieure. Et qu’un doute subsiste sur la préexistence de troubles psychiques avant les faits incriminés. Il a conclu que seules des lésions corporelles simples devaient être retenues à l’encontre de son client.

De son côté, la défense de la partie plaignante s’est appuyée sur le réquisitoire du Ministère public. Elle a également insisté sur les séquelles psychiques de l’agression et sur l’arrêt de travail de six mois qu’a enduré son client. Ce dernier souffrirait encore aujourd’hui d’angoisses liées à cette affaire et serait sous antidépresseurs. Même s’il a été reconnu apte au travail par les médecins, l’attaque aurait eu, selon lui, des conséquences durables sur sa vie professionnelle.


Un acte manqué

Finalement, la Cour pénale de Neuchâtel est entrée en matière. Elle a toutefois averti qu’elle ne prendrait pas en compte les lésions psychiques, car celles-ci n’ont pas été décrites dans l’acte d’accusation. Après analyse des faits, les juges ont retenu le délit manqué de lésions corporelles graves. Ils ont également pris en compte l’absence d’antécédent pour admettre en partie l’appel du prévenu. /dsa


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