Le Secrétariat d’Etat au Migration a pris cette décision à la suite d’une enquête de la RTS sur de possibles bavures d’agents de sécurité à l’encontre de requérants
Des bavures et des rapports trafiqués, la RTS et l’émission Rundschau publie ce mercredi une enquête sur les agissements des agents de sécurité au sein des centres fédéraux d’asile, dont celui de Boudry. Plusieurs dérapages seraient avérés.
Cet hiver nous vous révélions qu’un requérant du centre de Perreux avait été admis aux urgences en état d’hypothermie, ceci après avoir été placé en dégrisement dans une cellule non chauffée. Une situation qui avait déjà attiré le regard des autorités sur de possibles maltraitances de la part des agents de sécurité.
Les deux médias révèlent que le mal pourrait être plus profond. L’usage parfois abusif de la force contre des requérants semble toucher d’autres centres fédéraux, dont celui de St-Gall. Des centres sous la responsabilité du Secrétariat d’Etat au Migration, mais dont la sécurité est déléguée aux agences privées Securitas et Protectas.
Certains agents n’hésiteraient pas à « charger » les rapports d’incident qu’ils doivent transmettre au SEM pour justifier leurs interventions. La RTS a notamment obtenu et authentifié des enregistrements clandestins réalisés en début d’année au centre de Boudry. On y entendrait une agente Protectas se confier à ses collègues sur la manière de rédiger des rapports.
En réactions à cette enquête, le Secrétariat d’Etat au Migration indique avoir pris des mesures immédiates. 14 employés de trois centres fédéraux, dont 8 à Boudry ont été suspendus. Plusieurs procédures pénales sont en cours, dont une dans le Canton de Neuchâtel, et une enquête externe a été confiée à l’ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer. Toujours selon la RTS, un audit interne est aussi en cours sur la gestion de la sécurité. /rgi









