Réforme fiscale, éducation numérique ou encore contournements du Locle et de La Chaux-de-Fonds : le Conseil d’Etat neuchâtelois fait le point sur les grands dossiers de la législature écoulée
L’heure est venue de jeter un œil dans le rétroviseur pour le Conseil d’Etat neuchâtelois. Le gouvernement a tiré le bilan de la législature 2017-2021 mardi matin. Cet exercice a pris une forme inhabituelle : celle d’un film dans lequel les cinq conseillers d’Etat ont fait une synthèse des grands dossiers et des grandes impulsions données au canton ces quatre dernières années, voire même ces huit dernières années pour la majorité d’entre eux. Laurent Favre a en effet rallié l’équipe gouvernementale en septembre 2014 et Laurent Kurth y avait été élu en octobre 2012 déjà.
L’un des fils rouges qui a guidé le travail du Conseil d’Etat ces dernières années peut se résumer en la volonté d’accroître l’attractivité du canton. Le gouvernement a évoqué la réforme fiscale dont profitent particulièrement les familles mais plus généralement la population. En termes de mobilité, la ligne directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds, ainsi que les contournements du Locle et de la Métropole horlogère ont été mis en avant.
Les réformes en matière d’insertion professionnelle et de prestations sociales ont, elles, joué un rôle dans la réduction du taux de chômage et de la facture sociale, a rappelé le Conseil d’Etat.
Démographie et cohésion cantonale encore à renforcer
Malgré tout, il reste des défis à relever. Il faut encore et toujours infléchir la tendance en matière de démographie. Le gouvernement mise sur une nouvelle stratégie de domiciliation qui prend actuellement son envol.
La volonté régulièrement martelée de créer « un canton, un espace », un sentiment de cohésion cantonale peine encore à trouver écho au sein de la population. Pour y remédier, le Conseil d’Etat croit en la circonscription unique et au RER qui reliera les deux villes principales.
Le gouvernement a fait part de ses regrets aussi. Il se désole que la crise du coronavirus vienne mettre à mal un canton qui sort tout juste la tête de l’eau. Pour Jean-Nat Karakash, il aurait fallu encore quelques années supplémentaires pour consolider les bases atteintes. Quoi qu’il en soit, le Conseil d’Etat a comme à son habitude montré une solide union entre ses membres et les nouveaux venus sont d’ores et déjà appelés à rentrer dans les rangs de cette collégialité après les départs annoncés de Monika Maire-Hefti et de Jean-Nat Karakash. /sbe









