Bébé retrouvé mort à Reconvilier : la mère condamnée pour infanticide

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Bébé retrouvé mort à Reconvilier : la mère condamnée pour infanticide

La jeune mère qui avait abandonné son nouveau-né dans un sac poubelle il y a deux ans à Reconvilier a été condamnée pour infanticide. Le Tribunal régional Jura bernois – Seeland a prononcé une peine de 15 mois de prison avec sursis

 Le bébé avait été retrouvé en 2019 dans un sac sur le parking de la salle des fêtes. (Photo : archives). Le bébé avait été retrouvé en 2019 dans un sac sur le parking de la salle des fêtes. (Photo : archives).

Epilogue d’une histoire dramatique. Le verdict du procès de la mère dont l’enfant a été trouvé mort en 2019 à Reconvilier a été rendu ce lundi. Le Tribunal régional Jura bernois – Seeland a condamné la jeune femme a une peine de 15 mois de prison. Une sentence assortie d’un sursis de trois ans avec obligation de poursuivre une thérapie.

En situation de déni de grossesse, la prévenue avait accouché seule, en panique, avant de commettre l’irréparable. Elle avait ensuite abandonné son nouveau-né dans un sac poubelle. La justice a rappelé que la faute est très grave, même si la détresse morale couplée à la souffrance physique au moment de l’accouchement peut expliquer en partie ce genre de comportement. La juge Maïli Rüfenacht a d’ailleurs répété en s’adressant à la jeune mère : « Parmi la multitude de réactions possibles, vous avez choisi la pire. »


Vingt minutes de trop

La jeune femme n'aura été seule qu'une vingtaine de minutes lorsqu'elle a commis son acte. Le problème, c'est qu'elle a ensuite menti sur ce qui s'était passé, à son ex-compagnon d'abord, à ses proches ensuite. L'affaire n'a éclaté au grand jour que six jours plus tard, lorsque des employés de la voirie ont retrouvé le corps dans le sac poubelle. « Faire appel à vos proches dans ce moment certes traumatisant aurait pu changer beaucoup de choses », a regretté la juge, qui a aussi rappelé que la prévenue bénéficiait d’un entourage aimant et très présent. Le tribunal l'a encouragée à s'accrocher et à avancer désormais, « même si le fardeau est lourd à porter, et le chemin encore long ». Quant au père biologique, présent lors de l'audience, aucun dédommagement pour tort moral ne lui a été accordé. La juge a estimé qu'il n'avait pas pu créer de lien affectif avec l'enfant, dont il avait toujours ignoré l'existence. /oza-nmy


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