Le Conseil d’Etat neuchâtelois ne veut pas de transports publics gratuits. Il présente un contre-projet plus modeste que l’initiative populaire cantonale. Les partisans du texte ne sont pas convaincus
La gratuité des transports publics neuchâtelois pèserait bien trop lourd sur les finances : 43 millions de francs par année au minimum. C’est l’avis du Conseil d’Etat. Il propose un contre-projet plus modeste que l’initiative populaire : 2,2 millions de francs par an pour faciliter l’accès aux transports publics. Cela permettrait une baisse du prix de l’abonnement pour les jeunes, un billet « court parcours » étendu et un plafonnement des prix pour les longs trajets dans le canton.
C’est loin d’être assez ambitieux selon Laurent Debroz, président du comité d’initiative. Il prévoit de maintenir le texte. A son sens, le projet est finançable en supprimant les déductions fiscales des frais de déplacement.
Pour le Conseiller d’Etat en charge du développement territorial Laurent Favre, ces options ne sont pas envisageables. « C’est une augmentation d’impôts. On court donc le risque de voir une certaine population quitter le Canton ». /pha









