Les patrouilles du SCAV sillonnent à nouveau les routes du canton. Depuis l’introduction de l’ordonnance fédérale qui définit quels sont les produits essentiels autorisés à la vente, les contrôles ont explosé. En tout, les cinq patrouilles du service de la consommation et des affaires vétérinaires doivent rendre visite aux 1500 commerces concernés dans le canton de Neuchâtel. La tâche est longue mais précise, car il s’agit de contrôler, de discuter avec le responsable de chaque magasin et de revenir le cas échéant une deuxième fois vérifier la mise en place des dispositions adéquates. Les patrouilles ne s’annoncent jamais à l’avance, par contre elles ont l’obligation de dire qu’elles viennent du SCAV une fois arrivées dans le magasin.
Pierre-François Gobat, chef du SCAV : « il n’y a pas eu de dénonciations pénales jusqu’à maintenant »
Si la machine est maintenant bien huilée, ce n’était pas encore le cas en début de semaine passée. La Confédération avait bien défini les catégories d’objets interdits à la vente, mais n’avait pas encore précisé quels produits étaient concernés. Le SCAV a dû demander de nombreuses précisions à l'OFSP. Le service s’est aussi coordonné avec ses collègues au niveau suisse romand, afin de proposer des mesures harmonisées aux commerces de tous les cantons.
Pierre-François Gobat précise que certaines entreprises ont déjà pris des contacts préalables avec le SCAV
Pas de délation entre privés
En parallèle, la Police neuchâteloise totalise un nombre d’amendes distribuées assez faible concernant les infractions liées aux lois Covid. Il y a eu 26 sanctions distribuées en décembre et 17 jusqu’à maintenant en janvier. Le porte-parole de la Police neuchâteloise Georges-André Lozouet précise que la majorité de ces amendes concerne le non-port du masque.
« On est très très loin de la délation »
Par ailleurs, la Police neuchâteloise continue de privilégier la prévention plutôt que la sanction, comme elle le fait depuis le début de la crise sanitaire. /swe









