Essentiel, non-essentiel : l’incompréhension

Oui aux salons érotiques, non aux fitness. Oui aux bibliothèques, non aux librairies. Les mesures ...
Essentiel, non-essentiel : l’incompréhension

Oui aux salons érotiques, non aux fitness. Oui aux bibliothèques, non aux librairies. Les mesures en vigueur depuis lundi pour lutter contre la propagation du Covid-19 suscitent parfois l’incompréhension

(Photo : KEYSTONE/Jean-Christophe Bott). (Photo : KEYSTONE/Jean-Christophe Bott).

Incompréhension, c’est un mot qui revient souvent dans les conversations depuis lundi. Ce jour-là, sur ordre de la Confédération, tous les commerces non-essentiels ont dû fermer leurs portes. Le but est toujours le même : lutter contre la propagation du Covid-19.

Les cantons n’y sont pour rien, ils ne font qu’appliquer les mesures prises par la Confédération. A la rigueur, ils peuvent durcir les règles, mais en aucun cas les assouplir.

Le chef du Service de la consommation et des affaires vétérinaires du Canton de Neuchâtel, Pierre-François Gobat, tient à éclaircir deux points :

Le click and collect, ça n’est pas vraiment pratique pour qui veut acheter un vélo ou un siège auto pour son rejeton. Ce type d’articles demande un investissement conséquent et le consommateur aime tester avant d’acheter. On notera tout de même que cela est possible uniquement pour les articles destinés aux enfants jusqu’à 12 mois.

Toujours au chapitre commercial, un cuisiniste nous a fait part de son désarroi lorsqu’il a appris qu’il ne pouvait plus accueillir ses clients privés, même sur rendez-vous. La Fédération des entreprises romandes Neuchâtel, à qui il s’est adressé, lui a expliqué que ceux-ci ne pouvaient franchir le seuil de ses locaux que s’ils étaient accompagnés d’un architecte ou d’un promoteur, ce que confirme Pierre-François Gobat :

Dans le domaine du sport et des loisirs, un patron de fitness nous a fait part de son mécontentement de ne pas pouvoir faire du coaching sportif alors que dans les salons érotiques, les belles de nuit peuvent accueillir leurs clients. Pierre-François Gobat :

Dans le monde artistique, un acteur s’insurge de ne pas pouvoir donner un cours de théâtre a un groupe de 6 enfants âgés de 10 à 14 ans. Il pointe notamment du doigt les entrainements sportifs qui peuvent se dérouler par groupe de 10 jeunes de moins de 16 ans. Dans ce domaine-là, les choses pourraient prochainement changer, explique Pierre-François Gobat :

Depuis lundi et l’introduction de ces nouvelles mesures, le SCAV tourne à plein régime. Cinq équipes sillonnent le terrain pour contrôler et conseiller les commerçants. Pour l‘heure, il n’y a pas eu de dénonciation et aucune amende n’a été émise. /cwi


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