Les députés neuchâtelois ont accepté mercredi un postulat de la gauche demandant de recenser les éventuelles violences ou discriminations policières dans le canton
La police cantonale devrait rendre des comptes en cas de violences ou de discrimination avérée. C'est le contenu du postulat adopté mercredi matin par le Grand Conseil neuchâtelois Les violences policières racistes, aux Etats-Unis et en France notamment, sont au centre de l'attention médiatique. « La population doit avoir confiance dans la police. Son travail est nécessaire pour garantir la sécurité. Il faut faire en sorte de garantir les droits de la population et la crédibilité de la police », a déclaré le socialiste Antoine de Montmollin, un des auteurs du postulat.
Le député PDC Blaise Fivaz a expliqué que le texte « fait un amalgame entre la situation aux Etats-Unis et celle dans notre canton sans qu’aucun élément ne permette de le justifier. Il est par conséquent absurde de demander autre chose qu’un rapport permettant d’établir un constat, et d’éventuelles mesures correctives ». Son amendement a été accepté par 80 oui, 18 non et 10 abstentions
Le postulat - non amendé - demandait également la création d'un bureau des plaintes et de médiation indépendant et des mesures de formation et organisationnelles pour les policiers. Cette version a été délaissée au profit du postulat amendé. /ats-lfe









