La branche européenne de l’ONG « Resolve », basée à Neuchâtel veut implanter un système de caméra couplée à de l’intelligence artificielle pour protéger la biodiversité suisse et neuchâteloise.
Ce dimanche 8 novembre était sensée débuter la nouvelle exposition du Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel. Lorsque les musées seront autorisés à réouvrir, les visiteurs pourront découvrir cette immersion. Intitulée « sauvage », elle promet un « périple visuel et sonore dans la nature ». Les visiteurs pourront, entre autre, découvrir une curieuse caméra développée par l’ONG américaine « Resolve », dont le siège européen est à Neuchâtel.
L’association s’engage pour la préservation de la biodiversité et veut implanter en Suisse cette caméra nommée « WildEyes ». L’objet ne mesure pas plus de dix centimètres avec une caméra de la taille d’un ongle. Ses développeurs pensent qu’il pourrait être une solution au débat autour du loup en Suisse. Grâce à l’intelligence artificielle WildEyes peut reconnaitre n’importe quel animal et déclencher une alerte.
Pour ce faire, la caméra apprend à reconnaitre n’importe quel animal grâce à des images de synthèse. En Suisse, il s’agirait par exemple de prédateurs comme le loup, l’ours et le lynx.
Placée discrètement sur un arbre, la caméra ne s’enclenche que lorsqu’elle détecte un des animal qu’elle a appris à reconnaitre. Il n’est donc pas question de filmer à leur insu des promeneurs, où de se tromper de cible en alertant de la présence d’autres animaux. Le dispositif permet donc un avantage éthique et pratique selon Resolve Europe.
Reste que ce système doit être personnalisé par chaque utilisateur et qu’il représente un investissement financier non négligeable. Une caméra coûte environ 400 francs et pour plus d’efficacité il est conseillé d’en avoir plusieurs dans un même espace. Difficile donc de croire que le public cible sera les éleveurs, premiers touchés par la problématique. Mais Wild Eyes pourraient répondre aussi à d’autres besoin.
A noter que ces caméras sont déjà utilisées en Asie et en Afrique pour lutter contre le braconnage. /cde









