La qualité de l’air s’est améliorée durant le semi-confinement

La pollution atmosphérique a diminué dans le canton de Neuchâtel depuis le début de la crise ...
La qualité de l’air s’est améliorée durant le semi-confinement

La pollution atmosphérique a diminué dans le canton de Neuchâtel depuis le début de la crise sanitaire. Toutefois, les causes ne peuvent être intégralement attribuées au coronavirus

On respire mieux dans le canton de Neuchâtel, mais ce n'est pas seulement à cause du coronavirus. (image d'illustration) On respire mieux dans le canton de Neuchâtel, mais ce n'est pas seulement à cause du coronavirus. (image d'illustration)

Est-ce que l’on respire mieux dans le canton de Neuchâtel grâce au semi-confinement ? La qualité de l’air s’est sensiblement améliorée depuis la mi-mars si on compare les mesures prises durant la même période l’année passée. Les spécialistes le confirment à Neuchâtel et au niveau national. La croyance populaire veut que cette amélioration s’explique par le ralentissement des activités humaines provoqué par la pandémie de Covid-19. Réponse trop simpliste selon les experts. En effet, la qualité de l’air est, entre autres, influencée par les différents polluants atmosphériques. Environ 50% trouvent leur source dans le trafic routier. A peu près 25% correspondent aux chauffages. Puis 20% sont d’origine industrielle. Mais « la qualité de l’air est également dépendante de la météo, des vents et des températures », tempère Yves Lehmann, chef du Service de l’énergie et de l’environnement pour le canton de Neuchâtel (SENE).

Le SENE confirme certaines variations dans ses mesures entre avril 2019 et avril 2020, mais insiste qu’il est difficile d’en attribuer les causes. Alors que les valeurs de l’ozone (O3) et des particules fines (PM-10) ne montrent pas de variations significatives, les mesures de NOx (oxydes d’azote) ont, elles, baissé de 30%. Un résultat plutôt logique compte tenu de la diminution remarquée du trafic routier durant la pandémie. Or moins de trafic, moins combustion et donc moins d’émissions de NOx.

Yves Lehmann, chef du SENE, sur l’influence de la pandémie dans l’amélioration de la qualité de l’air :

D’autre part, la météo a aussi joué un rôle prédominant. Selon le SENE, les « degrés-jours » ont chuté de 260 à 95 entre avril 2019 et avril 2020. Ce mois d’avril passé était ainsi nettement plus chaud avec des besoins de chauffage moindres, sans qu’on puisse donner un chiffre.

Le SENE relève un cas concret intéressant qui illustre l’importance du facteur météorologique. Ainsi, le service indique que les mesures en ville de Neuchâtel n’ont montré aucune différence dans la qualité de l’air pendant la première semaine de semi-confinement, puis une forte amélioration durant la seconde semaine. « Or il s’avère que la cause est le fort vent qui a balayé la région cette semaine-là, alors que l’on ne peut pas identifier l’effet de la baisse du trafic », affirme Yves Lehmann :

Ce cas démontre la difficulté d’attribuer une cause à un effet lorsque l’on mesure la qualité de l’air. Les valeurs sont le fruit de mesures globales dans un point géographique donné, en l'occurence là où se situe une station de mesure. /dsa


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