Pas de nouvelle baisse immédiate du prix du pétrole

Le prix de l'essence ne va pas encore baisser, du moins pas tout de suite. Alors que le baril ...
Pas de nouvelle baisse immédiate du prix du pétrole

Le prix de l'essence ne va pas encore baisser, du moins pas tout de suite. Alors que le baril de pétrole ne valait plus rien lundi soir sur le marché américain, cela n’aura pas d’incidence directe pour les clients neuchâtelois

Le prix du pétrole, et donc de l'essence, a chuté lundi aux Etats-Unis, mais cela n'aura pas d'impact en Suisse. (Photo : ldd) Le prix du pétrole, et donc de l'essence, a chuté lundi aux Etats-Unis, mais cela n'aura pas d'impact en Suisse. (Photo : ldd)

Pas de nouvelle baisse du prix du pétrole pour les Neuchâtelois. Lundi, la valeur du baril américain s’est littéralement écroulée en fin de journée en terminant à un taux de vente négatif. Du jamais vu depuis de nombreuses décennies. Le baril de 159 litres qui s’échangeait encore à 60 dollars en début d’année n’était jamais tombé en dessous de 10 dollars. A la clôture des marchés, sa valeur était passée à -37,63 dollars.

Toutefois, cette baisse soudaine due en grande partie à la situation pandémique sur la planète n’aura pas un grand impact en Suisse et plus près de chez nous. Selon Roberto Cattilaz, directeur de la société Grenacher SA, il s’agit surtout de manœuvres boursières.

En effet, les possesseurs de barils ont été contraints de les vendre avant la clôture des marchés en raison d’un contrat mensuel qui se terminait à minuit. Comme la demande est actuellement faible, ceux qui détenaient des stocks ont dû alors les écouler au plus vite quitte à les brader. Mais selon Roberto Cattilaz : « on ne peut pas s’attendre à acheter du pétrole à des taux négatifs en Suisse et en Europe ».

Roberto Cattilaz, directeur chez Grenacher SA :

Le prix du baril est déjà remonté

Mardi, le baril US était déjà remonté à 20,43 dollars. De son côté, le baril de Brent sur lequel s’appuie le marché européen a, lui, été beaucoup moins affecté puisqu’il s’échangeait à 26 dollars, ce lundi et n'a pas suivi la culbute de son homologue américain. Toutefois, il est clair que les marchés pétroliers sont en difficulté depuis plusieurs semaines en raison de la pandémie de Covid-19. La demande actuelle ne permet pas d’écouler le surplus de stock en raison du repli du trafic aérien et routier.


Remplir les citernes à moindre frais

Roberto Cattilaz avance que si le pétrole ne subira pas une baisse aussi forte que celle éprouvée par le marché boursier américain, il est intéressant de profiter de cette situation pour remplir les citernes à moindre prix. Les Neuchâtelois ne se sont pas trompés vu que la demande a augmenté de manière exponentielle ces dernières semaines. /jha


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