La Case à Chocs se dit « profondément désolée »

La salle de concerts de Neuchâtel fait part de ses excuses. Des barrières de sécurité ont lâché ...
La Case à Chocs se dit « profondément désolée »

La salle de concerts de Neuchâtel fait part de ses excuses. Des barrières de sécurité ont lâché samedi soir face à une foule inattendue

Le lieu où les barrières se sont effondrées à l'entrée de la Case à Chocs à Neuchâtel. Le lieu où les barrières se sont effondrées à l'entrée de la Case à Chocs à Neuchâtel.

La Case à Chocs présente ses excuses après les événements de samedi soir. L’équipe de la salle de concert de Neuchâtel a indiqué dimanche sur sa page Facebook avoir été débordée par l’afflux de personnes lors de la soirée organisée en collaboration avec le collectif Nox Futur. Des mouvements de foule ont eu raison des barrières de sécurité à l’entrée. Au moins deux personnes ont été blessées.


Affluence inattendue

L’équipe de la Case à Chocs s’attendait à voir arriver environ 750 personnes pour cette soirée, ouverte aux jeunes dès 16 ans. Au final, c’est pratiquement le double de fêtards qui ont cherché à participer à l’événement. À 23h, heure d’ouverture des portes, entre 500 et 600 personnes attendaient déjà dehors, selon la programmatrice de la salle de concerts, Xavière Sennac. La nécessité de contrôler l’âge des fêtards a aussi ralenti le flux à l’entrée.

La Police neuchâteloise s'est alors rendue sur place vers 23h30 pour évacuer ceux qui ne pouvaient être admis dans la salle limitée à 800 places. C’est à peu près à ce moment-là, selon Xavière Sennac, que les barrières de sécurité ont cédé sous le poids de la foule, provoquant la chute de plusieurs dizaines de personnes. Tous les employés de la Case à Chocs sont alors sortis pour gérer cette situation de crise. Les choses sont revenues à la normale vers 1h-1h30 du matin, selon la programmatrice.


Accentuer la sécurité à l'avenir

La Ville de Neuchâtel, qui est en charge des infrastructures de la Case à Chocs, dit vouloir mettre rapidement en place des mesures de sécurité pour permettre un accès sûr à cette salle, avec l’objectif d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise.

À l’avenir, la Case à Chocs entend par ailleurs ouvrir plus tôt les portes pour mieux fluidifier les entrées lors de ce type de soirées. Samedi soir, le personnel de la salle de concert n’était pas encore présent pour faire entrer les noctambules sur place dès 22 heures. De plus, pour cet événement, neuf agents de sécurité étaient mobilisés contre cinq à sept habituellement ; une mesure prise lors des concerts ouverts aux jeunes dès 16 ans.

Les faits de samedi soir ont par ailleurs donné lieu à une question d’un député du Grand Conseil, qui sera débattue lors d’une prochaine session. Celle-ci porte sur la façon d’assurer la sécurité à l’avenir lors de ce genre de manifestation. /sbe


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