Expulsion pour un trafiquant de drogue

Le Tribunal criminel à Boudry a condamné un homme à quatre ans de prison et une expulsion de ...
Expulsion pour un trafiquant de drogue

Le Tribunal criminel à Boudry a condamné un homme à quatre ans de prison et une expulsion de cinq ans du territoire suisse. Le prévenu a aussi été reconnu coupable d’escroquerie. Il ira en cure avant de retourner dans son pays

La justice a tranché : le prévenu devra retourner dans son pays d'origine après avoir purgé sa peine.  La justice a tranché : le prévenu devra retourner dans son pays d'origine après avoir purgé sa peine. 

Le Tribunal criminel à Boudry a décidé de privilégier la protection de la société civile. Il a prononcé jeudi matin l’expulsion du territoire suisse pendant cinq ans d’un homme reconnu coupable de trafic de drogue et d’escroquerie. Le prévenu a aussi été condamné à quatre ans de prison suspendus au profit d’un traitement thérapeutique en institution pour soigner sa toxicomanie.

Le grand enjeu de ce verdict était l’expulsion ou non du prévenu. L’homme a en effet reconnu la majorité des faits qui lui étaient reprochés. Il a été condamné pour cas grave de trafic de drogue. L’accusé a été reconnu coupable d’avoir vendu 700 grammes de crystal, soit 45 fois le cas grave. Avec ce trafic, qui s'est étendu de mai à octobre 2018, l’homme a engrangé des bénéfices de l’ordre de 6'500 francs par mois. Argent qu’il a utilisé pour financer sa consommation et assurer son train de vie en vêtements, taxis, hôtels et casino. Il n’a pas versé un centime à sa femme pour l’aider à subvenir aux besoins de ses trois enfants, un 4e étant en route.

La Cour a aussi retenu des escroqueries pour une somme de plus 40'000 francs au détriment d’une grande enseigne. Le prévenu faisait des commandes sur internet sous un faux nom.

Les juges n’ont, en revanche, par retenu l’acte d’ordre sexuel sur une personne incapable de discernement.

Au vu de ce qui précède, le Tribunal a dû faire une pesée d’intérêts entre la protection de la société civile et celle du prévenu à rester en Suisse. Pour les juges, sa culpabilité est lourde. De plus, il n’a jamais été vraiment présent pour ses enfants et sa femme avant son arrestation. Pour la Cour, on peut même se poser la question de la réalité de ce mariage. Et même de l’enfant qui serait en route. Le prévenu n’a plus travaillé depuis sept ans, il est actuellement à l’aide social et ses dettes se montent à plusieurs dizaines de milliers de francs. Pour toutes ces raisons, les juges arrivent à la conclusion que le prévenu doit être expulsé après avoir effectué sa peine.

Les partis ont dix jours pour faire appel. La défense a d'ores et déjà annoncé qu'elle le fera. / sma


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