Le paradoxe neuchâtelois est atténué. Le taux de chômage du canton de Neuchâtel est désormais comparable à la moyenne romande. C’est l’annonce faite ce jeudi matin par le conseiller d’Etat Jean-Nat Karakash et la cheffe du Service de l’emploi Valérie Gianoli devant la presse. La baisse atteint 40% en deux ans. De 6,6% en 2017, le taux se fixe désormais à 3,5%.
La bonne conjoncture est évidemment pour beaucoup dans ce résultat, mais plusieurs satisfactions ont été soulignées. Une réforme du service, validée par le Grand Conseil et initiée en 2016, a permis de revoir l’accompagnement des demandeurs d’emploi par une nouvelle vision d'intégration professionnelle. À une époque où les changements dans le monde du travail sont continus et où les compétences remplacent les métiers, cette nouvelle approche vise notamment à organiser des formations ciblées, en fonction de ces évolutions, par exemple pour faire face à la digitalisation.
Pour cela, près de 1200 partenariats ont été mis en place avec des employeurs du canton. D’autres services de l'Etat seront désormais également intégrés au raisonnement. Le creux conjoncturel annoncé se présente comme un test pour pérenniser et affiner la réforme. /lre









