Ils s’inquiètent pour le futur des enfants du canton de Neuchâtel.
Une action citoyenne baptisée Prends soin de mon doudou s’interroge sur les réformes décidées l’année passée par le Conseil d’Etat au sujet de la prise en charge de l’enfance. Lancée il y a un mois, celle-ci rassemble déjà plus de 500 personnes sur les réseaux sociaux.
Pour les membres du collectif, les décisions prises par l’Etat sont précipitées, notamment en ce qui concerne le placement des enfants. Sous couvert de mettre les droits des plus jeunes au centre du débat, les changements seraient : « avant tout une démarche économique » de l'avis de plusieurs membres de Prends soin de mon doudou.
Alexis, membre de Prends soin de mon doudou :
Selon le collectif qui comprend des professionnels de la branche, mais aussi des parents et citoyens, le virage amorcé par le Canton concernant le placement des enfants est hasardeux. Les membres craignent que les réformes soient une mesure contre-productive avec les « faibles » moyens alloués par l’Etat. C’est pourquoi Prends soin de mon doudou dénonce une précarisation de la prise en charge des enfants.
Une des mesures contestées est notamment la suppression progressive des institutions au profit de familles d’accueil. Selon le collectif, ces dernières sont formées en trop peu de temps (trois séances) pour répondre aux besoins réels des bambins. Par souci d’économie, le Canton serait donc en train de repousser le problème.
Pour Agathe, il n'y a pas assez de moyens :
Pas contre la réforme
En se faisant connaître, le collectif veut instaurer un dialogue et une réflexion avec l’Etat pour tenter de trouver des solutions avec notamment des acteurs du terrain. Le but ne serait pas de contester les réformes, mais de permettre aux enfants de bénéficier du meilleur encadrement possible.
L’année passée, le Canton de Neuchâtel a notamment décidé que le placement en institution ne devait plus être l’outil principal en matière de protection de l’enfance et de la jeunesse. /jha









