Le Conseil d'Etat vaudois ordonne une dénonciation pénale et une enquête interne dans l’affaire du bateau défectueux. Elles font suite à l'achat, par la police vaudoise du lac, d'une embarcation pour la surveillance du lac de Neuchâtel. Défaillant, le navire n'a jamais pu être utilisé.
Le Conseil d'Etat déplore notamment l'absence d'un expert "véritable" au sein de la police dans ce dossier. Il répondait à une interpellation du député PLR vaudois Marc-Olivier Buffat.
L'achat de ce bateau dans un chantier naval d'Angri-Salerno, en Italie, a tourné au fiasco et défrayé la chronique. Le navire, livré en décembre 2016, a coûté 816'000 francs, travaux après livraison compris, et n'aura pour ainsi dire jamais servi.
L'ampleur des défauts n'est apparue que lors de l'utilisation du bateau sur le lac de Neuchâtel. Au point que la police soit finalement contrainte d'interdire sa navigation.
Face à l'ampleur des problèmes, le Conseil d'Etat indique avoir adressé une dénonciation pénale au Ministère public pour vérifier si une infraction a été commise par l'un ou l'autre intervenant. Il faut aussi déterminer si le chantier naval Agromare doit être poursuivi pour une éventuelle escroquerie.
Par ailleurs, une enquête disciplinaire a été ordonnée au sein de la police vaudoise pour savoir si des manquements d'ordre professionnel sont imputables aux cadres de l'administration impliqués dans ce dossier. Le Conseil d'Etat relève que ces derniers sont aujourd'hui tous déplacés dans d'autres fonctions ou partis à la retraite.









