Succès du ski de fond dans le Jura

Saison d’hiver oblige, le ski de fond dans le Jura a beaucoup de succès, mais pourrait-on parler ...
Succès du ski de fond dans le Jura

Saison d’hiver oblige, le ski de fond dans le Jura a beaucoup de succès, mais pourrait-on parler d’un essor ou regain d’intérêt pour ce sport ?

Un fondeur dans les Franches-Montagnes Un fondeur dans les Franches-Montagnes

L’intérêt pour le ski de fond est réel. Au trois quarts de la saison de ski, difficile encore d’avoir des chiffres sur la pratique du ski de fond sur les 120 kilomètres de pistes jurassiennes. Mais il est déjà possible d’évaluer cet engouement. Pour Vincent Wermeille, président de l’association jurassienne de ski de fond, il y aurait un record de la pratique de ce sport dans le Jura. Selon lui, l’augmentation du nombre de skieurs est visible sur les pistes. Mais pas seulement: les ventes de vignettes (ou abonnements) ont "explosé" selon le président de l'association. Ceci, malgré qu'elles ne soient pas obligatoires. Un succès perceptible également pour Guillaume Lachat, directeur de JuraTourisme: "La fréquentation de notre bulletin d'enneigement a augmenté de 50% par rapport à l'année passée". 

Un "phénomène de société"

Pour Laurent Donzé, président de Romandie ski de fond, l’essor de ce sport est une tendance, une mode et même un phénomène de société: "Tout le monde est désormais intéressé par les trois pilliers du moment : le sport, la santé et la nature". Critères que la pratique du ski de fond rempli entièrement. 

Une alternative au ski alpin? 

Mais ce regain d’intérêt pour ce sport d’endurance n’est-il pas dû à son besoin plus restreint en neige, comparé au ski alpin ? Pour Laurent Donzé, le peu de neige est un facteur de succès du ski de fond. Mais pas seulement: selon lui, les fondeurs sont plus rapidement sur les pistes, vu qu'elles sont atteignables en moins d'une demi heure dans l'ensemble de l'Arc jurassien. Sans compter le matériel pour le pratiquer qui reste bien moins couteux que celui utilisé pour le ski de descente. Guillaume Lachat, lui, parle du ski de fond comme une bonne alternative au ski alpin. Mais considère surtout ce sport d'endurance comme complémentaire et non concurrentiel à celui-ci. 

Primer sur la qualité et non la quantité

Malgré ce regain d'intérêt pour le ski de fond, pas question de créer des pistes supplémentaires dans le canton: "Il y en a déjà suffisamment" explique le directeur de JuraTourisme. Même chose pour Laurent Donzé: "La demande des skieurs vise surtout des pistes de qualité et bien damées, pas la multiplication de celles-ci". /vma 







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