Retour à la case départ pour un père incestueux. La Cour pénale du canton de Neuchâtel a rendu un nouveau verdict dans une affaire de viol intrafamilial. D'abord acquitté, il écope finalement de 3 ans et demi de prison ferme
Rétropédalage de la Cour pénale du canton de Neuchâtel. Un père violeur a vu son appel être rejeté jeudi matin lors d’un deuxième jugement. D’abord reconnu coupable en août 2017, il avait écopé de 3 ans et demi de prison ferme pour avoir forcé sa fille à des actes sexuels entre 2002 et 2008. Mais coup de théâtre quelques mois plus tard, la Cour pénale neuchâteloise déclare le père innocent par manque de preuves.
Le Tribunal fédéral a entre-temps été saisi par le Ministère public et la plaignante. La plus haute instance juridique du pays a alors demandé à la Cour pénale de nouveaux examens médicaux pour valider son jugement. Des compléments qui ont changé la donne, vu que la Cour cantonale a finalement révisé son premier avis. L’année passée, elle avait acquitté le père en argumentant que les preuves n’étaient pas suffisantes, mais désormais le témoignage de la fille qui a été suivie régulièrement par une experte a été jugé crédible.
Pas de vengeance
Le père a donc bel et bien violé sa fille pendant 6 ans. Il profitait de l'absence de sa femme pour s'adonner à des jeux sexuels, puis des viols sur son enfant. La petite était âgée de 11 ans au début des faits qui se sont produits en France voisine, puis à La Chaux-de-Fonds.
De son côté, le père qui n’était pas présent jeudi matin à l’audience, a toujours nié en bloc et avançait que sa fille l’accusait pour se venger d’avoir quitté sa femme. Un argument balayé par la Cour lors de son jugement qui a tenu compte de l’attitude de la plaignante et n’a rien trouvé qui pourrait laisser penser à une vengeance. L'homme écope donc de 3 ans et demi de prison ferme pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, viol, tentative de viol, inceste et contrainte sexuelle.
Père à l'étranger
Actuellement, le père se trouverait à l’étranger dans son pays d’origine. Alors que le Ministère public demandait des mesures de sûreté et un mandat d’arrêt, la Cour a décidé que l’autorité exécutoire s’occuperait de rechercher le père violeur au moment où la peine est définitive.
Les parties ont 30 jours pour faire appel. /jha









