Réseau hospitalier : les médecins émettent des doutes

Plus de 120 professionnels de la santé de l’Hôpital neuchâtelois font part de leurs inquiétudes ...
Réseau hospitalier : les médecins émettent des doutes

Plus de 120 professionnels de la santé de l’Hôpital neuchâtelois font part de leurs inquiétudes quant au futur Réseau hospitalier neuchâtelois.

Les médecins demandent plus de clarté en matière de gouvernance. Les médecins demandent plus de clarté en matière de gouvernance.

 

Les professionnels de la santé de l’Hôpital neuchâtelois montent aux barricades ! Dans une missive adressée jeudi aux députés du parlement neuchâtelois que nous nous sommes procurée, plus de 120 cadres et soignants de l’HNe font part de leurs observations sur le futur Réseau hospitalier neuchâtelois. Le Grand Conseil devra s’exprimer sur ce projet de loi.

Les professionnels souhaitent que la structure de gouvernance du RHN soit claire et capable de s’adapter aux défis. Or, cette condition n’est que partiellement remplie selon eux, ce qui met déjà en péril le réseau.

Ils demandent une gouvernance cohérente, ce qui passe par la nomination d’un directeur médical et d’un directeur de soins pour toute l’institution, et non pas rattaché à l’un des deux sites comme le prévoit le projet de loi. Les médecins plaident aussi pour le maintien d’un directeur général qui chapeaute le collège des directions. Ils proposent de garantir la stabilité du conseil d’administration lors de son élargissement. Une proposition qui suggère de conserver en tous cas une partie des membres actuels du conseil d’administration.

Les professionnels de la santé demandent aussi plus de transversalité entre les départements. Un médecin doit pouvoir travailler sur différents sites, ce qui ne sera plus forcément le cas si les sites sont rattachés à l’Hôpital de Neuchâtel ou de La Chaux-de-Fonds.

Enfin, les médecins estiment que la réouverture 24h/24 du bloc opératoire de La Chaux-de-Fonds est un non-sens en matière de gestion des ressources. A leurs yeux, il sera extrêmement difficile de mettre en œuvre cette mesure au vu des difficultés de recrutement de personnel qualifié et des coûts d’une telle activité chirurgicale extrêmement faible, notamment la nuit.

Des arguments qui poussent les professionnels de la santé à s’inquiéter notamment des conséquences pour la sécurité des patients et des moyens financiers qui seront alloués pour atteindre les objectifs du réseau. /aju


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