De la prison ferme pour l’incendiaire de Bôle

La femme qui a mis le feu à la maison familiale sur fond de divorce difficile en avril 2017 ...
De la prison ferme pour l’incendiaire de Bôle

La femme qui a mis le feu à la maison familiale sur fond de divorce difficile en avril 2017 a été condamnée à 30 mois de prison dont un an ferme. Son avocat va probablement faire appel

Gros incendie à Bôle. Photo : auditeur reporter. Gros incendie à Bôle. Photo : auditeur reporter.

Trente mois de prison dont un an ferme avec sursis pendant trois ans pour l’incendiaire de Bôle. La mère de famille qui a bouté le feu en avril 2017 à la maison familiale dans un contexte de divorce difficile a été reconnue coupable par le Tribunal criminel à Neuchâtel d’incendie volontaire et d’explosion par négligence. Les flammes s’étaient propagées aux deux maisons voisines, les détruisant complètement. La prévenue ne nie pas les faits. Mais affirme qu’elle n'avait pas l'intention de détruire la maison, seulement d’incendier le lit conjugal et d’ensuite mettre fin à ses jours. Elle était dans un état de désarroi total.

Le Tribunal n'y croit pas. Il estime qu'elle a agi pour nuire à son mari qui lui refusait la garde, voire la garde partagée de leur fille. La Cour lui reconnaît tout de même une responsabilité légèrement diminuée, comme le rapporte l’expertise psychiatrique. La prévenue devra en outre suivre un traitement ambulatoire avec un suivi psychiatrique. Le Tribunal a également prononcé une interdiction de périmètre de 150 mètres pendant cinq ans autour de la maison de son ex mari. Il faut dire que l’expertise psychiatrique n’exclut pas un risque de récidive, ce qui angoisse les voisins et le mari.

Tous les protagonistes ont été fortement secoués par cet incendie. La prévenue, le mari et leur fille sont suivis psychologiquement. Quant aux voisins et à leurs enfants, ils ont été traumatisés par cette histoire. Ils vont pouvoir regagner leur domicile reconstruit d’ici la fin de l’année.

Pour les parties plaignantes, il était important qu’elles soient reconnues en tant que victimes pour pouvoir se reconstruire. Christophe Schwarb, l’avocat du mari :

La prévenue ne remet pas cause les faits ni les torts qu’elle a causé. Mais pour son avocat, la peine est disproportionnée et la Cour n’a pas tenu compte des efforts réalisés par sa cliente depuis l’incendie. Elle voit un psychiatre et va mieux. L’expertise le dit. Nicolas Marthe envisage très sérieusement de faire appel :

La mère de famille devra également payer des torts moraux à certaines lésés.

Le montant des dommages matériels à la suite de cet incendie s’élève à plus de deux millions de francs.

Les parties ont dix jours pour faire recours. /sma


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