La plupart des restaurants du canton respectent les nouvelles normes d’hygiène. Sur les 919 établissements publics autorisés à servir des denrées alimentaires, environ 85% ont vu leur concept d’hygiène validé par le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Une dizaine de cas ont été refusés et doivent être modifiés, alors que 120 dossiers sont encore dans l’attente d’être examinés. Au moins deux restaurants ont été fermés à ce jour, parce que leur concept d’autocontrôle n’a pas été jugé suffisant.
Le concept d’hygiène, qu’est-ce donc ?
Le concept d’hygiène est un outil à disposition du restaurateur, dans lequel il fixe les risques de son activité pour son client et comment il les maîtrise. Il est exigé depuis 1999 par la Loi fédérale sur les denrées alimentaires. Le Canton de Neuchâtel procédait différemment jusqu’à l’entrée en vigueur, en 2015, de la nouvelle Loi sur les établissements publics. Le concept d’hygiène est un outil dynamique qui se met à jour au fur et à mesure des changements dans le restaurant. Des contrôles sont effectués tous les 18 mois, au moins. En cas de refus du concept par le SCAV, les restaurateurs ont un délai d’un mois pour le compléter, avec la possibilité de prolonger deux fois l’échéance.
Une législation bienvenue
Selon Pierre-François Gobat, chef du SCAV, le passage à cette nouvelle législation s’est passé mieux que prévu. L’acceptation de ces nouvelles règles est plutôt bonne parmi les restaurateurs. Tous les établissements ont franchi le pas car les contraintes sont moindres que par le passé. Il faudra tout de même attendre une année ou deux avant de pouvoir tirer un bilan sur ces nouvelles exigences. /dsa









