Pratique d’embauche «discutable»

Le Service de l’emploi livre ses conclusions sur le cas d’une entreprise qui recrute en France ...
Pratique d’embauche «discutable»

Le Service de l’emploi livre ses conclusions sur le cas d’une entreprise qui recrute en France pour des postes à La Chaux-de-Fonds. La démarche est « discutable sur le plan éthique mais pas illégale », selon sa cheffe Valérie Gianoli

  Photo d'illustration.

L’entreprise de vêtements qui cherchait à recruter en France du personnel pour son point de vente de La Chaux-de-Fonds n’a rien commis d’illégal mais « la pratique est discutable sur le plan éthique », indique la cheffe du Service neuchâtelois de l’emploi, Valérie Gianoli. Le service mise dès lors sur le dialogue et le partenariat avec l’entreprise notamment pour l’inciter à ouvrir ses postes aux personnes du pays concerné à l’avenir.

L’entrée en vigueur de la préférence indigène le 1er juillet changera toutefois la donne pour certaines professions. Dès cette date, les entreprises auront l’obligation d’annoncer les postes vacants au Service de l’emploi, qui aura alors 5 jours pour proposer des candidats à la fonction, sans quoi l’offre pourra être rendue publique.

Cette obligation s’appliquera uniquement pour les professions, - et non pas les branches, - qui sont touchées par un taux de chômage de 8%. Au vu de la situation actuelle, Valérie Gianoli explique que cette mesure toucherait principalement les métiers de l’industrie, de la restauration et de la construction.

En 2020, le taux de chômage de référence pour définir l’obligation d’annoncer un poste passera à 5%. À ce moment-là, les professions du commerce de détail pourraient aussi être concernées.

Deux types de statut définissent un travailleur venant d’un autre pays pour exercer sa profession dans le canton. Il y a celui de frontalier pour ceux qui résident en France, qui sont engagés par une entreprise sur sol neuchâtelois et qui doivent dès lors obtenir un permis.

La Loi sur les travailleurs détachés s’applique de son côté aux personnes qui sont recrutées par une entreprise, en France par exemple, qui sont donc au bénéfice d’un contrat français, et qui sont détachées en Suisse. Dans ce cas également, il est nécessaire d’obtenir un permis ou de solliciter une autorisation si la durée de travail ne dépasse pas 90 jours. /sbe


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus