Mesures d'internement prononcées pour actes d'ordre sexuel sur enfant

L'homme avait fait participer la fillette de sa compagne à leurs pratiques sexuelles. Le tribunal ...
Mesures d'internement prononcées pour actes d'ordre sexuel sur enfant

En février 2017, un homme avait fait participer la fillette de sa compagne à leurs pratiques sexuelles. Le tribunal criminel de La Chaux-de-Fonds a également condamné la femme à une peine avec sursis

Mesure d’internement pour actes d’ordre sexuel sur enfant. Un homme a été condamné jeudi par le tribunal criminel de la Chaux-de-Fonds à deux ans et demi de prison ferme. Au vu de la dangerosité du prévenu et de ses antécédents, la cour a commué sa peine en mesure d’internement. L’homme comparaissait avec son ancienne compagne, la maman de la victime. Elle écope pour sa part d’une peine de 12 mois avec sursis.

En février dernier, alors que la fillette n’était âgée que de quatre ans, la mère de famille qui n’avait plus la garde de sa fille avait profité de son droit de visite pour l’emmener chez elle, où vivait également son compagnon.

Lors de cette visite, l’homme s’était masturbé devant un film pornographique, avant de demander à la mère de famille de lui faire une fellation. Il a ensuite fait participer la fillette à ces pratiques sexuelles.

Ce n’est pas la première fois que le prévenu est condamné pour des actes d’ordre sexuel, ce qui a motivé la cour à prononcer l’internement, d’autant plus que selon le rapport psychiatrique, les risques de récidive sont de 100% dans les 7 à 10 ans. Toujours selon ce rapport, même s’il fait preuve de volonté, le prévenu n’a pas la capacité de se soigner actuellement.

Quant à la mère, même si les faits sont moins graves, elle a aussi été reconnue coupable d’actes d’ordre sexuel sur enfant. Le tribunal a admis qu’elle était sous l’influence de son compagnon, mais qu’elle aurait dû protéger sa fille et ne pas l’amener à l’appartement alors que son compagnon avait fait part de ses fantasmes.

Le Ministère public avait requis une peine de prison ferme de 4 ans et 3 mois au bénéfice d’un internement pour l’homme, et de 2 ans et 6 mois pour la mère, dont 12 mois ferme, avec obligation de poursuivre son traitement.

La partie civile s’était pour sa part ralliée au réquisitoire du Ministère public. Au final, pour la mère de famille, la cour a plutôt suivi la plaidoirie de la défense qui demandait une peine de 7 mois et demi avec sursis. Enfin, la défense du prévenu rejette son internement, raison pour laquelle elle envisage de faire appel. Si tel est le cas, le Ministère public fera un appel joint. /sma


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