Le récidiviste violent sera interné

La Cour pénale neuchâteloise confirme la peine d’un récidiviste violent. L’homme qui avait ...
Le récidiviste violent sera interné

La Cour pénale neuchâteloise confirme la peine d’un récidiviste violent. L’homme qui avait écopé de 4 ans de prison ferme et de l’internement en mai dernier avait fait appel

 Le prévenu a été jugé par la Cour pénale au Château de Neuchâtel.

Retour devant les juges et peine confirmée pour un récidiviste. L’homme âgé d’une trentaine d’années avait été condamné à une peine de 4 ans de prison ferme assortie de mesure d’internement par le Tribunal des Montagnes en mai dernier. Reconnu coupable de séquestration, contrainte, tentative de viol et de lésions corporelles graves, il a fait appel de sa condamnation.

La Cour pénale neuchâteloise a finalement tranché. La peine de 4 ans de prison ferme est confirmée en appel. Selon les juges, elle aurait même pu être plus lourde en regard des actes du prévenu.

 

Un lourd passif

En 2012, cet homme avait notamment menacé sa compagne avec un couteau sous la gorge, puis il l’avait frappée avec violence au visage et sur le corps en ville de Fribourg. L’accusé, qui selon l’expertise psychiatrique possède des traits psychopathique, a également violenté deux femmes à La Chaux-de-Fonds après avoir consommé de l'alcool et de la drogue de manière abusive.

Déjà condamné pour meurtre et violence dans son pays d’origine, le prévenu avait aussi été déclaré coupable de viol en 2013 par la justice helvétique alors qu’il séjournait illégalement dans le pays. En tout, il aura déjà passé 11 ans derrière les barreaux.

 

Il ne se souvient de rien

Lors de cette audience, le prévenu a réfuté certains des faits pour lesquels il avait été jugé, notamment les agressions commises à La Chaux-de-Fonds. L’homme qui a avoué ne pas se souvenir des événements à cause de sa consommation d’alcool et de stupéfiants s’est dit victime du système judiciaire.

De son côté, la défense a plaidé pour une deuxième expertise psychiatrique - qui a été refusée -  et pour que la mesure d’internement qui touchait son client soit abandonnée. Selon son avocat, l’évolution du prévenu était favorable et un internement serait comparable à une sentence à vie.

Pour le Ministère public en revanche, on a affaire à une personne dangereuse qui a été reconnue coupable d’actes graves. En plus de ses traits psychopathiques, le prévenu n’apprend pas des condamnations passées et il fait fi des injonctions de justice.

 

Aucunes mesures pour le traiter

Selon les experts, il n’y a pas de mesures pour le traiter, il est donc inenvisageable de le remettre en liberté. Un avis qui a été finalement suivi par les juges. Selon le tribunal, toutes les conditions sont réunies pour un internement et le risque pour la sécurité publique est trop élevé.

Les parties ont 30 jours pour faire appel. /jha


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