Condamnée pour avoir envoyé une vidéo pédophile

Elle écope de 15 jours-amendes pour pornographie. Une aide-soignante s’est retrouvée ce jeudi ...
Condamnée pour avoir envoyé une vidéo pédophile

15 jours-amendes pour avoir partagé une vidéo pédopornographique avec ses collègues de travail. C'est la peine qui a été infligée à une aide-soignante par la justice neuchâteloise

L'aide-soignante a partagé la vidéo sur un groupe Whatsapp. L'aide-soignante a partagé la vidéo sur un groupe Whatsapp.

Elle écope de 15 jours-amendes pour pornographie.

Une aide-soignante s’est retrouvée ce jeudi devant la justice neuchâteloise. En février, cette mère de famille a transmis une vidéo pédopornographique à ses collègues d’un foyer pour handicapés. Ces dernières l’ont alors dénoncée à la justice et elle a été suspendue puis licenciée. Traduite en justice, l'aide-soignante est finalement condamnée à 15 jours-amendes avec sursis de 2 ans et à une amende de 300 francs.

 

Défense hasardeuse

Lors de son interrogatoire, la mère de trois enfants, qui est actuellement enceinte, a avancé qu’elle avait transmis par erreur la vidéo d’une fillette âgée entre 3 et 5 ans qui subissait un viol. Les raisons de cet envoi ? Un message reçu de la part d’un de ses contacts de confiance lui disait de partager la vidéo et elle l’aurait fait avant même de la voir.

Choquée, après avoir visionné le clip, la trentenaire aurait ensuite joint la phrase « faites attention à vos maris » pour excuser son envoi. Elle avance qu’elle pensait qu’il s’agissait d’un père qui s’acharnait sur son enfant et elle voulait mettre en garde ses collègues. Une explication un peu décousue qui n’a pas convaincu la justice.

 

Précipitation versus responsabilité

Alors que la défense plaidait une erreur de précipitation et demandait que toutes les charges soient retirées, la juge a tranché. On est responsable de ce que l’on fait avec son smartphone et de ce que l’on envoie. Ces faits sont inadmissibles. Reconnue coupable de pornographie, l’ex-employée écope donc de 15 jours-amendes à 20 francs avec sursis et à 300 francs de peine supplémentaire.

Concernant la peine, la juge a aussi regretté qu’elle ne soit pas plus élevée qu’une peine de parcage. Selon elle, ce qu’on oublie dans cette affaire, c’est que derrière, il y a une enfant violée et minimiser cette infraction est une erreur. /jha


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