Santé : ce qui se cache derrière les prestations d’intérêt général

Mieux comprendre ce que recouvrent les prestations d’intérêt général pour tenter de réduire ...
Santé : ce qui se cache derrière les prestations d’intérêt général

Mieux comprendre ce que recouvrent les prestations d’intérêt général pour tenter de réduire les coûts de la santé. Le sujet est au cœur d’un rapport du Conseil d’Etat neuchâtelois

 Le montant alloué par l’Etat à l’Hôpital neuchâtelois pour les prestations d'intérêt général est évalué à près de 34 millions de francs pour l’année 2017.

Savoir ce que recouvrent les prestations d’intérêt général pour tenter de contenir les coûts de la santé. Le Conseil d’Etat neuchâtelois a publié mercredi dernier un rapport qui identifie plus clairement les prestations d’intérêt général (PIG) assurées par l’Hôpital neuchâtelois et par le Centre neuchâtelois de psychiatrie. Ces prestations ne sont pas remboursées par l’assurance maladie et sont dès lors à charge de l’Etat.

Ce rapport répond à une demande de la commission des finances du Grand Conseil. Celle-ci souhaite mieux comprendre à quoi correspondent ces prestations en vue de définir de possibles économies.

Selon la législation fédérale, les prestations d’intérêt général recouvrent la formation universitaire et la recherche dans le domaine de la santé, ainsi que le maintien de certaines capacités hospitalières pour des raisons de politique régionale.

 

L'organisation multisite et les services d'urgence au coeur des PIG

Dans le canton de Neuchâtel, il ressort que ces prestations d’intérêt général servent principalement à financer l’organisation multisite, les services d’urgence et les aspects de formation universitaire et de recherche.

Côté chiffres, le montant alloué par l’Etat à l’Hôpital neuchâtelois pour ces PIG est évalué à près de 34 millions de francs pour l’année en cours et à près de 21 millions de francs pour le Centre neuchâtelois de psychiatrie ; des montants revus à la baisse depuis plusieurs années.

Le Conseil d’Etat est parvenu à identifier ce qui se cache derrière 65% de ces prestations contre 10% en 2015. Le travail de clarification se poursuit. Pour le gouvernement, il est difficile d’élaborer des pistes d’économies à ce stade, notamment en raison de l’acceptation de l’initiative pour deux hôpitaux qui pourrait créer des obstacles en matière d’efficience, dit-il.

Pour le Conseil d’Etat, il est toutefois clair que ces PIG « sont de véritables prestations, utiles à la collectivité, et qu’elles ne correspondent pas à des subventions versées sans contrepartie pour masquer une prétendue inefficience des institutions concernées ».

À voir comment le Grand Conseil accueillera ces explications. /sbe


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