Le New Deal connaît de plus en plus d’adeptes

La politique d’intégration lancée il y a plus de 2 ans par le Département de l’économie fonctionne ...
Le New Deal connaît de plus en plus d’adeptes

La politique d’intégration lancée il y a plus de 2 ans par le Département de l’économie fonctionne dans le canton de Neuchâtel. Entre 20 et 30 entreprises font partie du New Deal

Celgene, à Boudry, fait partie de ce partenariat. Le siège de Celgene, à Boudry.

Le New Deal pour l’emploi porte ses fruits. Instauré en 2015 par le Département de l’économie du Canton de Neuchâtel, ce partenariat incite les entreprises à recruter dans le bassin des demandeurs d’emploi neuchâtelois. Aujourd’hui, entre 20 et 30 entreprises font partie de ce New Deal. Des partenariats avec des associations professionnelles ont aussi été mis en place pour toucher des PME.

Pour le Conseil d’Etat, après deux ans de phase pilote, l’expérience démontre que « construire un partenariat de qualité est exigeant mais fonctionne ». Le conseiller d’Etat en charge de l’économie et de l’action sociale, Jean-Nat Karakash, explique que le nombre d’entreprises intégrées à ce New Deal va même encore augmenter. Par ailleurs, ce partenariat dépasse la seule question des recrutements et du rôle des offices régionaux de placement (ORP) puisqu’il touche aussi des aspects de formation continue et de permis de travail. Le Canton estime répondre à deux besoins grâce à ce système : celui des entreprises et celui de l’Etat en vue d’en faire profiter les demandeurs d’emploi de la région. Puisqu’il s’agit d’une expérience pilote, aucun chiffre ne sera dévoilé, notamment concernant le nombre de personnes qui ont retrouvé un emploi par ce biais. Par contre, des publications de statistiques se feront régulièrement dans les années à venir.

 

Quid de la préférence indigène

Le New Deal pour l’emploi pourrait servir de porte d’entrée pour le canton de Neuchâtel à la future application de l’initiative UDC pour l’immigration de masse qui vise l’instauration d’une préférence indigène. Plusieurs variantes sont encore en jeu. Des ORP de divers cantons dont Neuchâtel se sont déjà plaints du coût de cette réforme, en évoquant un manque de collaborateurs et un système informatique inadéquat.

Pour le conseiller d’Etat, Jean-Nat Karakash, « l’important est de ne pas faire de la bureaucratie inutile ». A ses yeux il faut que «  les mécanismes ne soient pas des contraintes supplémentaires pour les entreprises qui travaillent déjà dans le cadre du New Deal ». /ali


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