Le salaire minimum se précise à 19,70 francs

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Le salaire minimum se précise à 19,70 francs

Le Conseil d’Etat a présenté jeudi son plan de mise en œuvre du salaire minimum dans le canton de Neuchâtel. Il préconise une période de souplesse mais prévient : les contrôles seront fermes dès l’année prochaine

 Jean-Nat Karakash, conseiller d'Etat en charge du dossier, a présenté jeudi le règlement d'application de la loi sur le salaire minimum. Il était aux côtés de la cheffe du service de l'emploi, Valérie Gianoli (à gauche) et de Silvia Locatelli, chargée de mission au DEAS (à droite).

Le Conseil d’Etat  a précisé jeudi sa feuille de route pour appliquer la loi sur le salaire minimum dans le canton de Neuchâtel. Une loi à nouveau en vigueur depuis un arrêt du Tribunal fédéral publié en août.

Tous les salariés devront désormais être payés au moins 19,70 francs de l’heure. Un montant légèrement revu à la baisse pour tenir compte de l’évolution de l’indice des prix à la consommation, un indice sur lequel le salaire minimum est indexé.

Dans son règlement, le gouvernement détaille les dérogations accordées à l’agriculture, l’horticulture et la viticulture.  Les employés de ces secteurs devront se contenter de 17 francs de l’heure. Une manière de compenser leurs plus longues journées de travail.

Car le principe de cette loi, c’est bien d’assurer un minimum vital. Le salaire minimum représente environ 3'600 francs par mois. Pour une personne seule, ce montant est considéré suffisant pour subvenir à ses besoins sans aide sociale.

Les salariés payés en-deça du salaire minimum peuvent donc amener l’affaire devant les tribunaux. Une attitude jugée contre-productive par le Conseil d'Etat. Pour Jean-Nat Karakash, conseiller d’Etat en charge de l’économie et de l’action sociale, il convient pour les employeurs et leurs salariés de travailler « en bonne intelligence ».

Le conseiller d'Etat précise cependant que si une certaine tolérance est de mise dans les prochains mois, les contrôles seront systématiques dès 2018.

Jean-Nat Karakash, chef du Département du l'économie et de l'action sociale (DEAS)

UNIA se félicite de la mise en oeuvre rapide du salaire minimum. Toutefois, le syndicat a annoncé vouloir mettre en place une permanence pour que les travailleurs puissent contrôler la conformité de leurs salaires. Il appelle aussi à ce que davantage de moyens soient alloués à l’administration pour des contrôles. /vja

Silvia Locatelli, chargée de missions au DEAS


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