« La majorité des communes neuchâteloises crient à l’injustice »

Les opposants au report de l’harmonisation de l’impôt des frontaliers partent en campagne. ...
« La majorité des communes neuchâteloises crient à l’injustice »

Les opposants au report de l’harmonisation de l’impôt des frontaliers partent en campagne. Selon eux, le Littoral et le Val-de-Ruz en ont assez d’être les cartes de crédit du reste du canton de Neuchâtel, sans contrepartie

 L'impôts des frontaliers sera-t-il redistribué dès cet hiver ?

Le report de l’harmonisation de l’impôt des frontaliers dans le canton de Neuchâtel est injuste pour la majorité des communes. C’est en tout cas l’avis du comité référendaire qui fourbit ses arguments avant la votation du 24 septembre. Selon les opposants, la solidarité demandée par les communes des Montagnes, en grande difficultés financières, est infondée.

 

Communes du Littoral en difficulté

Les référendaires avancent que de 2001 à 2017, Le Locle a touché 29 millions de francs avec cet impôt et La Chaux-de-Fonds 236 millions, alors que dans le même laps de temps Neuchâtel et Boudry ont dû payer 398 millions dans le cadre de la péréquation. Il s’agit désormais d’équilibrer la balance, d’autant plus que certaines communes ne vont pas aussi bien qu’elles peuvent le laisser paraître.

Du côté de Boudry, par exemple, le conseiller communal socialiste Daniel Schürch avance que cet argent est important pour les investissements de la Commune surtout en termes d’entretien, où des carences sont visibles.

 

Préparer le futur

Harmoniser l’ensemble des impôts apparaît aussi comme primordial pour les opposants alors que le Conseil d’Etat prévoit d’augmenter de quatre points la charge des communes dans un futur proche. Il s'agit de se préparer au mieux afin de ne pas connaître de mauvaises surprises. 

Pour Olivier Haussener, ex-député PLR et membre du comité référendaire : « le Littoral et le Val-de-Ruz ne sont pas des cartes de crédit que l’on peut utiliser à volonté ». Selon lui, cela fait trop longtemps que cette harmonisation doit entrer en vigueur. De plus, ce dernier se plaint d’un sous-investissement au niveau du Littoral qui ne peut plus être en concurrence avec les régions limitrophes. Avec cet argent, les communes du bas pourraient rester compétitives.

En conclusion, les opposants s’interrogent aussi sur le relatif silence du Conseil d’Etat sur cet objet. Selon eux, la situation actuelle permet au Gouvernement de récolter 6 millions annuellement. /jha


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