Le gouffre financier continue de se creuser pour l’Etat de Neuchâtel.
La première évaluation des comptes 2017 laisse entrevoir un alourdissement des charges. Le déficit plonge à près de 60 millions de francs.
Le Conseil d’Etat veut toutefois respecter l’objectif budgétaire fixé par le Grand Conseil à 50 millions de francs.
L’estimation laisse entrevoir des détériorations dans plusieurs domaines de charges, des domaines qui échappent à la maîtrise des autorités cantonales, selon un communiqué du gouvernement tombée jeudi matin. Les coûts prennent notamment l’ascenseur en matière d’hospitalisations hors canton et celles réalisées par des prestataires privés, ainsi que de la reprise des intérêts de la dette d’HNe à la suite de la votation du 12 février. Mais les charges de fonctionnement connaissent elles aussi des dépassements, de l’ordre de 6 millions de francs en ce qui concerne les biens, services et marchandises.
Ces détériorations pourront être partiellement compensées. Notamment par la dissolution de provisions de la CCT Santé 21 et via la part sur le bénéfice de la BNS, un montant supérieur de 10 millions de francs par rapport à ce qui était escompté.
Pour respecter le budget, le Conseil d’Etat estime qu’un resserrement supplémentaire de la gestion financière d’ici à la fin de l’exercice s’impose afin de tenir le budget.
Reste que l’écart par rapport au budget est aujourd’hui aggravé de 9,6 millions de francs. Le gouvernement demande aux départements et aux services de limiter encore plus strictement leurs engagements d’ici la fin de l’année.
Le Conseil d’Etat estime que cette prévision intermédiaire confirme la nécessité pour le canton de se réformer et de rationaliser ses dépenses, ce qui passe, selon lui, par la réforme des institutions et la construction du Nouvel hôtel judiciaire. Deux objets soumis au vote le 24 septembre. /aju-comm









