Un travail de maturité sur l’immigration italienne dans les Montagnes neuchâteloises

L’Imérienne Estelle Coco s’est penché sur l’immigration italienne dans les Montagnes neuchâteloises ...
Un travail de maturité sur l’immigration italienne dans les Montagnes neuchâteloises

L’Imérienne Estelle Coco s’est penchée sur l’immigration italienne dans les Montagnes neuchâteloises. Son travail de maturité a été récompensé dans le cadre du concours national « La science appelle les jeunes »

L'enseignant Pierre Laville a accompagné le travail d'Estelle Coco L'enseignant Pierre Laville a accompagné le travail d'Estelle Coco

L’immigration ne se représente pas uniquement par des chiffres. À travers des témoignages de personnes issues de la première et de la deuxième génération d’immigrés, l’Imérienne Estelle Coco a cherché à incarner le phénomène de l’immigration italienne dans les Montagnes neuchâteloises, dans le cadre de son travail de maturité au gymnase français de Bienne.

Ses motivations sont personnelles puisqu’elle-même est issue d’une famille d’origine italienne : « mon père est né à St-Imier de parents immigrés, mais il n’a pas cherché à me transmettre sa culture car il gardait un goût amer de son enfance, période durant laquelle il a vécu de nombreuses difficultés d’intégration », indique Estelle Coco.

 

La force de la méthode

Son travail se divise en deux parties. Dans les pages consacrées à la théorie, la jeune fille retrace les relations entre l’Italie et la Suisse au 20e siècle. Pour réaliser la partie pratique, Estelle Coco a mené des entretiens avec quatre personnes issues de la première et de la deuxième génération. Ces témoins lui ont notamment fait part de leur arrivée en Suisse, ainsi de la vie qu’ils ont dû construire, en passant notamment par des moments plus tourmentés comme les années marquées par les initiatives Schwarzenbach.

L’enseignant d’histoire, Pierre Laville, a accompagné Estelle Coco durant la réalisation de son travail. Il a été notamment séduit par la thématique : « l’intégration des étrangers m’intéresse et c’était l’occasion pour moi d’apprendre quelque chose. Par ailleurs, le fait de pouvoir échanger avec Estelle qui est mon élève depuis trois ans me plaisait».

 

Couronnement

Convaincu par la qualité du travail de son élève, Pierre Laville a poussé l’Imérienne à se présenter au concours national « La science appelle les jeunes ». Le pari est réussi, la semaine dernière à Berne, Estelle Coco a obtenu la mention très bien. Désormais, elle s’apprête à passer ses examens de maturité et souhaite ensuite poursuivre ses études en Relations Internationales à Genève. /anl


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