Les Neuchâtelois ont de la peine à payer leurs factures.
Pour la première fois de son histoire, l’Office neuchâtelois des poursuites a traité plus de 100'000 commandements de payer en 2016, alors que le total des réquisitions grimpe à 186'000. Une évolution inéluctable et constante depuis vingt ans, selon Thierry Marchand, le chef du Service des poursuites et faillites. La tendance ne s’observe pas uniquement dans le canton de Neuchâtel, mais concerne toute la Suisse. En cause notamment, la procédure de poursuite qui induit une spirale de l’endettement et concerne toutes les catégories sociales.
Les impôts et les assurances
Cet engrenage de factures impayées amenant aux poursuites commence généralement par les impôts et les primes d’assurance-maladie. « La situation montre un signe de paupérisation de la population, mais peut-être aussi une moralité différente par rapport à la perception de l’endettement », analyse Thierry Marchand. Le rapport de gestion financière du Conseil d’Etat neuchâtelois montre, en outre, que le nombre de réquisitions traitées par l’Office des poursuites a entraîné une progression inattendue des émoluments encaissés. /jefa








