Enseignants : nouvelles craintes

L'enseignement par petits groupes, c'est bientôt terminé dans les classes de 5e et 6e scolaire. Le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois est inquiet

Quatre mois après les manifestations des enseignants au Château de Neuchâtel, le SAEN formule de nouvelles craintes. Quatre mois après les manifestations des enseignants au Château de Neuchâtel, le SAEN formule de nouvelles craintes.

L’enseignement par petits groupes en 5e et 6e année scolaire pourrait disparaître.

Le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois (SAEN) formule cette nouvelle inquiétude. Le Département de l’éducation souhaite déplacer la période de renforcement et extension (REX) et la rendre obligatoire pour tous les élèves. Le SAEN, lui, parle de suppression.

Jusqu’à présent, cette leçon se tenait une fois par semaine en fin d’après-midi. Selon le syndicat, elle permettait, par petits groupes, d’introduire de nouvelles notions, de revoir ce qui n’avait pas été compris ou de développer des projets avec les élèves.

Dès la prochaine rentrée, cette période devra se tenir dans l’horaire bloc du matin, comme le stipule les directives du Service de l’enseignement obligatoire (SEO). Elle devra donc être suivie par tous les élèves ; il semble impossible, pour le SEO, de libérer une partie de la classe.

Pour le SAEN, cette nouvelle mesure érode un peu plus l’école neuchâteloise. La période REX permettait à de petits groupes d’élèves de développer certaines possibilités qu’il ne sera plus possible de faire dans des classes entières.

Cette situation intervient quatre mois après le bras de fer entre le département et les syndicats d’enseignants, qui portait notamment sur la nouvelle grille salariale, et un peu plus de deux mois après l’annonce de la suppression d’une période de la grille horaire au cycle 2. /aju


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