Un salon de massage qui fait du bruit

L’ouverture d’un salon de massage à Fleurier fait jaser. Le nom de l’établissement est en cause ...
Un salon de massage qui fait du bruit

Photo : pixabay.com Photo : pixabay.com

L’ouverture d’un salon de massage à Fleurier fait jaser dans le Val-de-Travers et au-delà. Le nom de l’établissement est en cause, de même que la fonction du patron.

Un salon de massage érotique qui s’installe, ça n’a rien de très original, même quand c’est dans une petite région comme le Val-de-Travers. Par contre, quand ce salon prend place dans la même ruelle qu’un luxueux centre de bien-être et qu’il porte quasiment le même nom, ça pose problème. Et quand l’homme qui est derrière l’ouverture du salon de massage érotique a récemment été élu à la tête d’une association qui compte dans le paysage franco-suisse, ça pose question.

Le Salon Florius est un salon de massage érotique situé ruelle Rousseau 4 à Fleurier, comme le mentionne l’annonce parue dans le dernier Courrier du Val-de-Travers. Or, la Villa Florius, espace santé et bien-être, se trouve depuis près d’un an au numéro 2 de la même ruelle. Les propriétaires et le directeur de cet établissement haut de gamme n’ont pas manqué de réagir rapidement pour indiquer que l’usage du nom Florius contrevient à la marque « Villa Florius » enregistrée, au droit au nom ainsi qu’aux dispositions de la loi contre la concurrence déloyale. Une rencontre a eu lieu et le responsable a jusqu’à vendredi pour modifier le nom de son salon de massage. Passé ce délai l’affaire prendra une tournure judiciaire. En l’état actuel, la confusion est grande et un client du salon de massage érotique s’est d’ailleurs présenté le week-end dernier à la Villa Florius…

Du côté de l’Association Pays de l’absinthe, l’ouverture du salon de massage érotique n’est pas forcément vue d’un bon œil. Non pas pour l’activité en elle-même, mais parce que celui qui l’a lancé n’est autre que le président fraîchement élu de cette association franco-suisse. Le mélange des genres passe mal auprès des membres contactés, dont beaucoup tombent des nues. « Ça paraît peu compatible, ce n’est pas très judicieux, il faudra en parler lors de la prochaine réunion » nous dit-on. Du côté de la Commune de Val-de-Travers, on souligne la légalité de cette activité cadrée et réglementée. Mais on précise aussi que le choix du nom ne révèle pas un sens aigu de l’intérêt collectif et que ça ne rend pas franchement service à la filière. Le sujet sera d’ailleurs au menu de la séance du Conseil communal de mercredi.

Le principal intéressé, Patrick Grand, assume son côté un peu provocateur et son coup de pub pour l’ouverture du « Salon Florius », qu’il va rebaptiser rapidement pour ne pas avoir d’ennui. Mais il va garder la même consonance avec un nom du genre Salon Glorius. « Quand on est actif, dit-il, ça ne plaît pas à tout le monde. Moi je fais des choses que d’autres n’ont pas le courage de faire ». Il ne voit aucune incompatibilité entre le fait de tenir un salon de massage érotique et être le président d’une association importante. « Je sais faire la distinction, j’arrive à gérer, conclut-il. Certaines personnes ont des entreprises, sont membres de plusieurs conseils administration et font de la politique en plus. Moi j’ai plusieurs casquettes et je n’ai pas à me justifier là-dessus ». /msa


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus