Les enseignants crient leur colère au Château

Troisième journée de grève des enseignants neuchâtelois. Des centaines de manifestants sont ...
Les enseignants crient leur colère au Château

Jeudi après-midi, la cour était remplie. Jeudi après-midi, la cour était remplie.

Troisième journée de grève des enseignants neuchâtelois. Des centaines de manifestants sont montés au Château de Neuchâtel jeudi après-midi pour dénoncer la dégradation des conditions de travail de la branche et pour protester contre le projet de nouvelle grille salariale, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier. La conseillère d’Etat Monika Maire Hefti est descendue dans la cour et a tenté de se faire entendre.

Tant le Syndicat des services publics (SSP) que le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois (SAEN) avaient voté une grève. Pour ce dernier, c’est la première fois de son histoire qu’il appelle officiellement à rallier la grève.

Le torchon brûle depuis plusieurs mois entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement. Les premiers estiment ne pas être entendus par l'exécutif face à des conditions de travail qui se péjorent. Le second a rappelé mercredi encore que la nouvelle grille n’engendre selon lui pas de diminution de salaire pour le personnel en place mais des limitations dans les rythmes de progression salariale pour certaines classifications. Le Conseil d’Etat estime que les conditions de travail sont améliorées et les plus bas salaires actuellement servis sont revalorisés.

Boites mails bloquées

Ces derniers jours, une quinzaine d'enseignants a décidé de manifester son mécontentement vis-à-vis du gouvernement en adressant tous leurs courriers électroniques administratifs au chef du service de l’enseignement obligatoire. Le service de l'école obligatoire a estimé qu'il s'agissait d’une transgression du code déontologique. Les boites mail ont été bloquées jusqu'à mercredi soir.

« Je vous ai entendus »

Au milieu des huées et des chants de manifestants, la conseillère d’Etat en charge de l’éducation a pris la parole et tenté de s’exprimer. Monika Maire Hefti a dû essuyer des salves de critiques à de nombreuses reprises. Elle a listé les propositions qui ont été faites aux syndicats, avant d’avouer : « Je vous ai entendus ». Elle a ensuite précisé que « retirer la grille salariale, ce n’est pas de ma compétence. C’est de la compétence du Conseil d’Etat. »

Et la suite ?

Aujourd’hui, quelle issue à ce bras de fer ? Les deux syndicats, le SSP et le SAEN, ont déposé une pétition munie de plus de 4'000 signatures qui demande le retrait de la grille salariale. Ils siègent en assemblée générale jeudi jusqu’en fin d’après-midi. Certains enseignants nous ont confié souhaiter la reprise de négociations avec le gouvernement, afin de tenter de trouver une solution. /aju


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus