Prix du fédéralisme pour le projet PRIMA

Le projet PRIMA, qui permet à certains petits Neuchâtelois de se frotter à l'allemand dès l'âge ...
Prix du fédéralisme pour le projet PRIMA

Monika Maire Hefti a reçu jeudi soir le prix du fédéralisme. Monika Maire Hefti a reçu jeudi soir le prix du fédéralisme.

Le projet PRIMA, qui permet à certains petits Neuchâtelois de se frotter à l'allemand dès l'âge de 4 ans, a reçu le Prix du fédéralisme 2016. Ce projet novateur n'a pas d'égal, selon le jury de la Fondation ch pour la collaboration confédérale.

Neuchâtel est le seul canton monolingue à enseigner à l'école publique une seconde langue nationale par immersion précoce. Les élèves bénéficient d'un enseignement en allemand dès l'entrée à l'école, écrit jeudi la Fondation ch dans un communiqué.

PRIMA répond à un besoin: l'intérêt des parents est considérable et la demande dépasse l'offre. "PRIMA est la réponse novatrice et prometteuse d'un canton au débat sur les langues", a dit le président de la fondation Benedikt Würth, conseiller d'Etat st-gallois.

Immersion ludique

Lancé en 2011-2012, le projet permet aux enfants d'avoir un contact ludique et varié avec l'allemand. L'immersion démarre à l'école enfantine, où 50% de l'enseignement est dispensé dans la langue de Brecht.

Le canton de Neuchâtel compte actuellement une trentaine de classes PRIMA, réparties dans 10 écoles. Cela représente plus de 500 élèves et 40 enseignants. Les cours sont assurés par un binôme d'enseignant, selon le principe "une personne - une langue". L'allemand n'est donc pas seulement une matière mais aussi une langue d'enseignement.

Objet d'un suivi scientifique, PRIMA affiche d'excellents résultats, lit-on dans le communiqué. Les élèves font preuve d'une grande ouverture d'esprit et les progrès sont considérables.

Étendre le modèle

Les premières volées PRIMA feront prochainement leur entrée au secondaire. Le canton entend développer le projet au degré supérieur à l'horizon 2018-2019. L'objectif est d'étendre le modèle à toutes les classes de l'école obligatoire, a indiqué lors de la remise du prix la conseillère d'Etat neuchâteloise en charge du dossier, Monika Maire-Hefti.

Les autorités neuchâteloises recherchent désormais des cantons partenaires en Suisse alémanique qui souhaiteraient tenter la même expérience avec le français, en vue d'envisager un échange d'enseignants.

Le Prix du fédéralisme a été remis pour la première fois en 2014. Il honore "une personne ou une institution qui s'engage avec conviction en faveur du fédéralisme suisse, encourage son développement de façon novatrice ou contribue à son renforcement", explique la fondation. L'ancien conseiller fédéral Arnold Koller l'a reçu en 2014, l'humoriste Emil Steinberger en 2015. /aju-ats


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