Le procureur général du canton de Neuchâtel s’explique sur les réquisitions prises par le Ministère public dans l’affaire de l’ancien entraîneur du Groupement junior du Bas-Lac. Contrairement au Tribunal de police de Boudry, qui a condamné le prévenu à huit mois de prison avec sursis, la procureure a écarté les actes d’ordre sexuel sur des enfants. Une décision qui a pu susciter une certaine incompréhension au vu de l’acte d’accusation.
Le Ministère public tient à préciser que d’un point de vue juridique, ces attouchements pouvaient être qualifiés de deux manières, selon les intentions reconnaissables de l’auteur. Les victimes y ont vu des gestes à connotation sexuelle et ont déposé plainte. Comme l’accusation était soutenable, le parquet a renvoyé le prévenu devant le tribunal. En cours d’enquête, le Ministère a estimé que les intentions du prévenu n’étaient pas parfaitement claires, raison pour laquelle il a écarté cette prévention. Le Ministère public se défend donc d'avoir tourné casaque en quelques heures comme l’avocat de trois des quatre victimes l’a exprimé. /comm-sma









