Le loup sera abattu dans le canton de Neuchâtel après une nouvelle attaque. L’animal s’en est pris à dix moutons entre le 4 et le 5 octobre dans la région du Mont-Racine, sur la commune de Val-de-Ruz. Il en a tué neuf et en a blessé un dixième. Les attaques sur ce troupeau sont intervenues malgré la présence d’une barrière électrifiée mise en place par l’éleveur. Le Canton a décidé d’autoriser le tir de ce loup isolé pour une durée de soixante jours. Il s’agit de la première autorisation délivrée dans le canton alors que l’espèce poursuit sa progression dans l’Arc jurassien.
Ce sont les gardes-faunes qui sont chargés d’exécuter la sentence. Un périmètre de tir a été défini autour du Mont-Racine. Si l’animal n’a pas été abattu dans le délai de 60 jours, l’autorisation tombe. Si des nouveaux dommages ont lieu dans la région, l’Etat peut en délivrer une nouvelle.
Christophe Noël, chef du Service de la faune, des forêts et de la nature : « Ça sera uniquement focalisé sur Mont-Racine »
Les cantons peuvent autoriser le tir de loups qui causent des dommages importants pour autant que des mesures de protection raisonnables aient été prises au préalable. Ce qui était le cas lors de la dernière attaque. Dans un communiqué, l’État indique que « les mesures mises en œuvre par l’éleveur étaient de qualité et conformes aux directives fédérales. »
Sur les neuf bêtes tuées, une seul a été consommée, et seulement partiellement. Un comportement d’attaque typique du loup, selon le chef du Service de la faune, des forêts et de la nature.
Christophe Noël, chef du Service de la faune, des forêts et de la nature : « Chez le lynx, c’est extrêmement rare qu’on observe ce type de phénomène »
Le loup multiplie ses attaques
De nombreuses attaques de loup sur des animaux de rente sont signalées depuis quelques semaines dans la partie nord du Jura. Sur le territoire neuchâtelois, le loup a tué récemment un veau à Chaumont et cinq moutons quelques jours plus tard à Brot-Plamboz. Des observations d’individus isolés ont par ailleurs été documentées dans les communes de Boudry et de Val-de-Travers.
Avec quinze victimes en l’espace de deux semaines, le loup a fait une arrivée dans le canton de Neuchâtel qui a surpris jusqu’au Service de la faune, des forêts et de la nature. Pour Christophe Noël, le chef du SFFN, cette incursion sanglante est difficile à explique. Il peut s’agir des jeunes nés dans les cinq meutes observées au sud du jura et qui sont à la recherche de nouveaux territoires.
Christophe Noël, chef du Service de la faune, des forêts et de la nature : « Les jeunes quittent les meutes et cherchent de nouveaux territoires »
À la suite de ces attaques, le canton met en œuvre les dispositions fédérales en matière de gestion du loup, notamment la question des tirs. Pour améliorer la protection des troupeaux, l’État est en train de définir les conditions permettant de prévenir les dommages aux animaux de rente sur son territoire. Il est aussi en train d’établir un diagnostic de la vulnérabilité des troupeaux. /comm-sma-cwi









